« Les séparations qui font grandir » selon le magazine Parents…

Où comment lire une mine de conneries en moins de 30 lignes, venant d’un magazine étant malheureusement encore la référence pour de nombreux parents?

L’article en question : 

articleantiallaitementparents

Il y a peu je m’étais offusquée d’un article concernant le cododo vu par le même magazine (article ici ), qui était clairement misogyne et dénué de toute information sérieuse.

Aujourd’hui je m’indigne sur un article qui sous entendrait que l’arrêt de l’allaitement est bénéfique pour la communication de l’enfant. Et la première chose que j’ai envie de dire, c’est What the fuck???

Ne lisant pas ce magazine (c’est mauvais pour ma zenattitude), je n’ai pas trouvé la psychologue en question ayant écrit l’article (peut être que la même qui écrit les articles sur le cododo?)… si quelqu’un veut me transmettre l’info, je lui en serais vraiment reconnaissante (pour lui écrire un petit mail bien sympa, à cette psy en question).

J’en suis à me demander si la psychologue écrit absolument maladroitement, où si sa maladresse est une “couverture” (je sais, je regarde trop de séries) pour faire passer ses messages et ses idées, version “l’air de rien je vous oriente, pauvres parents qui ont si peu confiance en eux et qui sont tellement influençables”… A moins que Gallia, Guigoz ou Nestlé ont tellement bien fait leur job publicitaire que la nanapsy a totalement oublié d’être impartiale…

Quoiqu’il en soit, elle ne cite aucune source, n’en a probablement aucune (si ce n’est les laboratoires fabricants de lait artificiel)… et ce qu’elle dit, ça craint du boudin..

Allez, c’est partit pour la décortication d’article :

Parents a écrit : “après quelques mois de tendre fusion, c’est généralement vers 4 mois que l’enfant doit renoncer au sein maternel”

Déjà ça commence fort. “Généralement” fait presque passer la pillule, versus ni une ni deux je t’enfume.

C’est quoi l’âge de 4 mois? L’âge de reprise du travail? On parle souvent d’allaitement jusqu’à 6 mois… peut être que Gallia a décidé de ramener cet âge à 4? “4 mois ça fera bien, il faut renforcer l’idée qu’après il ne faut plus allaiter, 6 mois c’est trop long, on perd 2 mois de boîtes de lait, à 15 € la boîte, il en faut 4 pour 2 mois, ça ajoute 60 € par bébé sevré 2 mois plus tôt… et même si on gagne juste 3000 bébés (sur 800 000 naissances par an c’est jouable), ça nous augmente le chiffre d’affaire de   180 000 € « ….

Parents Intox magazine a écrit : “Il découvre alors toutes les autres possibilités que lui offre sa bouche : elle peut sourire, émettre des sons, provoquer des réactions chez l’autre”

Sous entendu, pauvre Bichounet, s’il était encore au sein il ne pourrait pas découvrir tout ça? Nan parce que les premiers sourires arrivent souvent avant les 4 mois, et ça que l’enfant soit allaité ou pas. Et les sons, aussi… Et dieu merci, les réactions chez les autres, il n’a pas besoin d’arrêter d’être allaité pour en avoir, puisque l’enfant interagit dès la naissance avec son entourage!

Parents Navet a écrit : “A partir du moment où il faut le deuil de la tété, le jeune enfant va utiliser sa bouche pour se manifester, gazouiller et communiquer, non seulement avec sa mère mais avec toute personne proche. Ainsi, son horizon relationnel s’élargit fabuleusement. C’est une belle ouverture qui préfigure l’accès au langage”

Là, je commence à perdre mes mots, où ma diplomatie je ne suis pas sure.

C’est quoi ce truc de faire le “deuil de la tétée”, l’enfant a besoin de faire ce deuil pour se manifester, gazouiller et communiquer? Genre “vas y, souffre Bichounet, comme ça tu pourras gazouiller, sinon tu seras un gros déb incapable de le faire… Puis faut commencer à souffrir maintenant, tu sais la vie c’est chaud patate alors autant t’habituer de suite? »

Là encore, soi disant que si l’enfant tète encore, il sera collé à sa mère et son horizon relationel va s’étriquer entre lui et sa maman? Bullshit! Un enfant, allaité ou nourrit au biberon, va forcément chercher à communiquer!

Et l’ouverture préfigurant l’accès au langage, mais WTF? Le langage à 4 mois? Et si l’enfant tête il ne parlera pas (ben vi Josette, on ne parle pas la bouche pleine nom di diou!)

Parents Bullshit magazine a écrit : “Pour la première fois, il ressent que sa mère peut s’en aller, le laisser seul, lui, si petit, si dépendant. Sur le plan psychique, c’est à nouveau une grande perte : c’en est fini de ce sentiment de fusion si sécurisant. Mais c’est un énorme pas en avant : le bébé peut désormais se reconnaître dans un miroir. Cette prise de conscience de soi est un tremplin vers l’ouverture au monde, le désir d’autonomie…”

Effectivement, il y a bien une angoisse lié à la séparation d’avec sa maman, puisque Bichounet se rend compte qu’elle est distincte de lui. Mais se reconnaître dans le miroir??? Nan mais sérieux, il est connu qu’un enfant n’est capable de se reconnaitre dans le miroir autour de 2 ans! C’est quoi l’idée là? Que la mère se dise “youpi tralala, il est en pleine angoisse de séparation, mais peu importe ses difficultés, il va se reconnaître dans le miroir”?  Surtout quand c’est pas vrai? (ou alors: « Mince, je dois arrêter d’allaiter, mon lardon ne se reconnait pas dans le miroir, si j’avais utiliser Guigoz on n’en serait pas là bordel »)…

Quant à l’ouverture au monde et au désir d’autonomie… c’est ptêt justement l’inverse qui se passe! Les bébés rassurés, comblés, réconfortés, qui peuvent revenir vers leur maman / papa, auront suffisamment confiance pour oser s’aventurer et accéder à la fameuse autonomie… Et ce n’est pas en les coupant de leurs besoins fondamentaux et en n’y répondant pas que ces enfants se sentiront en confiance et oseront se lancer à la découverte de la vie!

Bref, ce n’est pas un article pour faire l’apologie de l’allaitement (même si après 45 mois d’allaitement, je serais hypocrite de dire que je suis pro-nestlégalliaguigoz), mais simplement de remettre les choses dans le bon ordre avec un regard un peu plus neutre que madame la psy qui a écrit ce torchon.

Que vous souhaitiez allaiter ou pas, que vous ayez envie de sevrer à 3 mois ou à 6, ou à 2 ans, ou 7 ans, laisser vous guidez par vos envies et votre instinct. Votre enfant ne sera pas débile, il saura communiquer, et il a surtout besoin qu’on réponde à ses besoins (nourriture, contacts, interactions, amour, communication…) pour se développer correctement.

Mais pitié, lecteurs de parents – infobébés, changez donc de sources d’information… ce magazine (virtuel ou papier) c’est un peu ce qu’est TF1 quand il s’agit de donner de l’info… De la daube!

Pour plus d’informations concernant l’allaitement (des vrais sources! nanmého!) :

Articles de l’OMS : http://www.who.int/topics/breastfeeding/fr/

Recommandation de l’HAS (haute autorité de santé) : http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/Allaitement_recos.pdf

Synthèse des recommandations par la Leache League : http://www.lllfrance.org/vous-informer/promotion-et-protection-de-l-allaitement/949-recommandations-actions-allaitement-sante-publique

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Cododo et sexualité, l’avis d’Infobébés en … 2016

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Aujourd’hui plus que jamais, les jeunes parents ont besoin d’être rassurés concernant leur choix de maternage / d’éducation / de fonctionnement vis-à-vis de leur progéniture. Et il y a des milliards de magazines, de blogs, d’articles destinés à répondre à leurs questions. Certains magazines sortent du lot et sont connus et reconnus du « grand public » depuis des années… et paraissent être une source fiable d’information…

J’avoue que je ne consulte pas du tout la plupart de ces magazines et ce pour plusieurs raisons :  trop d’incitation à acheter des tas de choses inutiles, avis très tranchés, articles super culpabilisants pour les parents en renvoyant une image totalement erronée de la réalité (vous savez les trucs de familles ricorées et de croyances sociétales que j’évoque souvent). C’est probablement très innocent avec un réel désir de bien faire, mais on est très très loin de lire des mots qui redonnent confiance à nos capacités de parents.

Je fuis donc clairement ce type de lecture…. Mais force est de constater que même si je ne vais pas vers l’information, celle-ci finit par arriver vers moi (merci les réseaux sociaux).

Aujourd’hui il est question de cododo sur le site d’Infobébés…  Clairement, le cododo n’a pas du tout bonne presse à leurs yeux, il suffit d’aller taper « cododo » dans le moteur de recherche de leur site internet pour s’en rendre compte (et aussi augmenter les pages lus sur leurs statistiques, donc à utiliser avec modération).

L’article en question s’appelle « Vrai/faux sur le cododo » (donc normalement objectif avec preuves scientifiques à l’appui… en théorie). Grosso modo selon eux le cododo favorise l’allaitement, c’est instinctif mais c’est dangereux pour le bébé (nous sommes des parents inconscients), ça ruine toute la future vie du gnome qui va rester coller à vos basques jusqu’à 78 ans (nous sommes des parents irresponsables), ça lui donne des habitudes toutes pourries d’entrée de jeu (nous sommes des parents trop permissifs), ce n’est pas bénéfique pour son développement (nous sommes des parents maltraitants), ça n’améliore pas la qualité / quantité de sommeil (nous sommes des parents masodestructeurs), ça peut le tuer (nous sommes des parents meurtriers), et ça ruine ta vie sexuelle à tout jamais (nous sommes des parents qui n’auront qu’un seul enfant)…

Aujourd’hui il ne s’agit pas seulement d’avis sur le cododo, il s’agit de la violence, du poids et du danger des mots utilisés. A mes yeux il n’est plus simplement question de désinformation sur un sujet, c’est bien plus grave que ça. Et au nom des femmes, des mères, des futures mères mais aussi des hommes, des enfants et de leurs besoins, des couples homosexuels, du respect des choix des parents, de l’égalité des sexes… Je n’ai pas pu me contenter cette fois de soupirer en levant les yeux au ciel…

Voici donc un extrait dudit article (désolé, je ne souhaitais pas mettre le lien accessible directement pour ne pas promouvoir cette page, mais vous retrouverez directement cet article sur leur site).

article cododo image

En tout premier, j’étais totalement incrédule. Je pensais que c’était genre une blague pour rappeler les 1er articles existants sur le sujet par exemple. Et j’ai vu que non. Alors J’ai regardé l’auteur de l’article… je ne sais pas moi, un vieux psychiatre freudien de 74 ans  ça aurait été énervant mais à la limite presque compréhensible car la culture et le fonctionnement de l’époque était très différent. Mais nan, l’auteure est une dame qui est psychologue clinicienne et mère de deux enfants, et qui est aussi le chef de service psycho-couple du magazine en question….

Je ne sais pas vous mais moi j’ai commencé à vomir dès la première phrase « un bébé empêche le père d’avoir sexuellement accès à sa femme ».

Un petit peu de Français de base :

Accès : moyen d’accéder, procédure d’introduction / voie d’approche d’un lieu / poussée passagère d’un état pathologique / procédure de récupération des données

Si je traduis littéralement, ça voudrait donc dire : « le père devrait pouvoir réaliser une procédure d’introduction  dans sa femme »  c’est bien ça ?

Donc, la présence du bébé empêche le père de s’introduire comme il le souhaiterait dans sa femme ou de s’en servir comme il voudrait (un peu comme d’une bière, de la télé, de l’autoroute, du canapé). D’ailleurs, c’est Le Père et Sa Femme. Monsieur est nommé Père, Madame est nommée « sa Femme » comme si elle était sienne en priorité. Pas mère, pas individu capable de s’autoappartenir. Non. Comme quand on s’appelle Madame Francis Cornebidouille alors qu’avant c’était Josiane Treslibre. Sauf qu’on s’est marié. Donc on ne s’appartient plus, même en 1923 2016 dans cet article.

On en parle de l’égalité des sexes là ? Et de la culture du viol ? Des femmes qui se sentent « obligées » depuis des décennies et des hommes qui passent pour des irrespectueux immoraux égoïstes ? Des couples homosexuels qui peuvent aussi avoir des enfants et pratique le cododo ? D’autres paramètres qui peuvent empêcher la reprise de rapports sexuels (douleurs, suite d’épisiotomie et de césarienne, périnée dans les baskets, épuisement, burn out et j’en passe) ? De la libido des femmes qui a le droit d’être exprimée également sans honte ? 

Continuons l’analyse…

« si l’enfant reste dans la chambre des parents, c’est qu’il y a un problème, que le couple est passé du conjugal au parental, que les parents fuient l’intimité du tête à tête amoureux ».

On retombe dans l’esprit hyper culpabilisant. Selon eux il y a un problème. Le couple est devenu un couple parental. Mince alors. Il est donc impossible d’être un couple parental ET un couple conjugal ? Il faut donc rester couple conjugal (quoi ? nous sommes devenus parents ???) et  accepter l’introduction de Monsieur selon son bon vouloir. Si ce n’est pas le cas, c’est que les parents fuient l’intimité du tête à tête (ou autre partie du corps, selon l’accession à Madame). Génial. Sublime. Ou comment en rajouter une couche à une jeune maman épuisée qui a déjà l’impression de tout rater.

Et enfin…

 « bien sûr, il est possible d’imaginer les rapports sexuels dans d’autres lieux que le lit conjugal, mais cela demande de l’organisation, de la liberté et de la disponibilité que n’ont pas les parents d’un tout jeune enfant. »

Evidemment il n’y a pas d’autres options. Les parents ne sont pas créatifs, n’ont pas envie de passer du temps ensemble, et il est clair que comme la libido revient aux hommes et que les femmes subissent tout, elles n’ont pas la capacité de communiquer donc elle fuit la relation en gardant le gnome dans le lit.

Donc si on récapitule, le Père  doit pouvoir s’introduire dans Sa femme quand il le souhaite, le couple doit rester conjugal (et laisser son bébé avec ses problèmes, nanmaisoh chacun sa m****), et les parents étant de gros blaireaux incapables de trouver des solutions ils ne pourront pas gérer eux même leur intimité et devront s’en remettre aux conseils stupides et culpabilisants de cet article… 

Bon, je ne suis pas psychologue clinicienne, et je ne prétends pas tout connaître sur le sujet, loinnnnn de là. Mais je ne comprends pas pourquoi les choses sont tournées de cette façon. Pourquoi ne pas transformer les remarques culpabilisantes en idées positives? Laisser chaque couple se définir ou se redéfinir? Chaque mère avoir la liberté d’être mère à sa manière? Pourquoi ne pas donner des cartes aux familles, proposer des vrais solutions, sans juger ni imposer?  Pourquoi ne pas informer réellement de manière constructive? 

Des titres tels que « retrouver l’envie de passer du temps à deux »? ou « où faire l’amour quand le gnome squatte le lit parental? » ou même « quelles sont les règles à respecter pour assurer la sécurité en cododo? » et se baser sur des VRAIS ETUDES, pas sur les pensées d’une poignée de Psychos/psychias un peu aigris ou frustrés ou occidentalisés ou que sais je!

Dans tous les cas, parents et futurs parents, ayez confiance en vous et écoutez votre petite voix intérieure… ce sera bien plus positif que de vous faire culpabiliser si vous ne rentrez pas dans les clous d’un quelconque magazine…

Et Amis lecteurs, je vous invite à allez aussi dire vos pensées et votre mécontentement au journal… Je crois très fort que c’est en exposant nos points de vues et nos désaccords que nous pourrons être écoutés et respectés dans nos avis!

 Edit : LA phrase gênante a été modifiée. Donc on ne parle plus « d’accès à la femme », mais le reste de l’article reste le même. Un début….

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Rester dans la bienveillance…. ou s’enfermer dans les toilettes

WC pleine nature

Ou ailleurs, mais de préférence une pièce qui dispose d’un verrou.

Comme certains le savent, je suis totalement dans les principes de maternage proximal / non violence / répondre aux besoins d’everybody in the family / et touça / et touça

C’est pleiiiiin de beaux principes super durs à appliquer mais comme dis le dicton « quand on veut on peut » (ou du moins on essaye)

Pour resituer le contexte, ici 2 gnomes, un presque4ans hypersensible version Hyprasensible, et  une 19moissuperglue versus Morue.

Donc forcément, selon les diktats sociétaires, c’est le PA-RA-DIS, les 2 s’adorent, nous adorent, nous écoutent, sont géniaux et évidemment l’Hypersensibilité c’est une Superqualité (ce sera un créatif) et la Morueté aussi (faut bien ça dans la vie).

Bref, on ressemble en tout point à la famille Ricorée (sauf la nappe à carreaux rouge et blanche, je ne suis pas fan)

La réalité, ce n’est pas exactement ça, à quelques détails années lumières près…

Cette semaine, c’est une de ces semaines où ce n’est pas 1 grain de sable qui se met dans le rouage pour créer un peu d’animation, c’est plutôt toute la plage de Palavas les flots qui s’est invité dans mon organisation (sachant que l’organisation et moi, nous n’avons déjà pas exactement d’affinité au départ comme j’en parle à plusieurs reprises sur le blog).

Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’intuition que pas mal de mamans vivent aussi avec la plage dans leur maison, nan ?

Et dans ce contexte, pas toujours facile de rester dans la bienveillance (et le touça touça nan plus)

Tout commence Lundi (normal, c’est le début de la semaine, la reprise du travail, de l’école et de la crèche après ces vacances adorables en famille Ricorée).

Donc Lundi, après lesdites vacances, je dépose tout le monde là où il est censé être (et sans me tromper !). Le grand à l’école, la mini à la crèche, moi au travail chez le médecin car malade depuis le début des vacances et je gagne 3 jours pour dormir tout mon saoul.  Génial, je rentre dormir.

Récupération des gnomes cuits par leur journée, je me dis « top ils vont se coucher tôt »…  Le grand dans sa chambre, la glue dans le dos de son père, on range et je suis pleine d’espoir… Un peu de temps calme en perspective. Et puis, L’accident, le Barbu transvase de l’eau bouillante dans une casserole et le pied de Gluemorue se retrouve ébouillanté. Soirée aux urgences pour GlueMorue et moi, le Barbu reste avec le gnome en attendant qu’on rentre…

Forcément, c’est difficile pour tout le monde, mon cœur de maman Louve, la culpabilité de papa Poule, la douleur d’une Morue au pied cuit, et la jalousie/angoisse/ambyvalence d’un Chaton hypersensible.

A partir de là, la couleur de la semaine à venir est déjà définie. Allers-retours à l’hôpital pour les changements de pansements, angoisse d’une infection, on fait les paranos sur la fièvre (elle ne serait pas un peu chaude ? c’est sur ? certain ? le thermomètre est fiable ?), l’évolution de la brûlure, la cicatrisation,  sans compter la Morue en mode ExtrasuperGlue qui passe ses journées et nuits collée à sa mère (moi, donc)

Forcément, le grand est SuperJaloux de l’attention qu’on porte à sa sœur, mais aussi inquiet pour le pied de sa sœur, il explique à tout le monde que « papa a brulé ma petite sœur » (non, je n’ai pas encore reçu la visite de la PMI), donc il ne veut plus faire la sieste, ni dormir la nuit (ben oui « pourquoi je suis tout seul et vous tous ensemble ? »). Et quand il dort, il nous fait des blagues, genre petite crise de somnambulisme à 1h du matin, discussions passionnées en dormant… Donc on le réintègre dans notre chambre qui comporte aujourd’hui 3 mètres x 2 de matelas.

Il y  a aussi l’épuisement qui vient se faire sentir, les nuits SuperHâchés entre les crises de l’un, les besoins de l’autre (mais comment vous faite avec 3 / 4 / 5 gnomes ???)… Je passe les détails sur les détails administratifs, pharmacie, point directrice de crèche, travail pour dire que je n’irai pas jusqu’à nouvel ordre, trajet pour Mr qui a perdu son droit de conduire quelques mois…

Et c’est le craquage.

Pas le vrai craquage hein, le craquage où d’un coup c’est juste trop. Ton fils te demande pour la 103ème fois de monter dans le placard regarder s’il y a du chocolat, ta fille tête pour la 45ème fois de la matinée, le chat chie à côté de sa caisse, l’eau est froide depuis 2 jours et il n’y a plus de chauffage à cause du voisin qui a coupé les vannes avant de partir en vacances, le sèche-linge fuit et tu mets le pied dans l’eau (ouf, pas celui bandé de la Morue), la branche droite de tes lunettes neuves se désolidarise du reste de ta monture, tu es toujours sourde de ta sinusite et tu as l’impression d’avoir 15 cerveaux dans ta tête et un brouhaha digne d’un comice agricole.

Et là tu cries. Colère

Mais pas le petit cri minuscule genre « ça suffit maintenant, on va tous se calmer et faire une partie de croque carotte », non, le CRI genre « putain de bordel de merde, mais STOOOOOOOOOP !!!! »

Ton petit mignon d’hypersensible hurle donc à la mort, blessé, bafoué, meurtri – sans exagération aucune de ma part hein, c’est le truc avec les hypergosses, ils sont géniaux créatifs et touça, mais tout est un peu intense – descend de la chaise où il était perché en demandant pour la 104ème fois de monter dans le placard voir s’il y a du chocolat, s’aperçoit qu’il a un bleu (vieux de 4 jours), et hurle qu’il est blessé… Alors la pression redescend, faut calmer tout ça, revenir dans la bienveillance, s’excuser d’avoir crié, faire un gros câlin aux petits culs choqués, aux chats paniqués, faire un coucou au voisin qui a dû tout entendre…

Parce que la bienveillance et touça, la communication non violente, le maternage, l’accompagnement adapté, la parentalité positive…. C’est vraiment génial… pleins de livres traitent du sujet, et aussi des forums…  Mais dans la réalité d’humains juste humains, de parents juste parents, d’enfants juste enfants, ce n’est pas forcément facile à appliquer et ça demande plus que presque4ans d’entraînement intensif.

Moralité : parfois, c’est vraiiiiment difficile de rester dans la bienveillance, et il vaut mieux aller respirer dans les toilettes ou s’enfermer dehors. Ou l’inverse peut être.

Donc, ma résolution 2016, c’est d’essayer de rester dans la bienveillance, et aussi de m’enfermer dans les toilettes quand je sens que ça va déraper. Avec un bon magazine. Si ça existe encore.

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Les top 263 des réflexions qui t’achèvent…

Quand tu es déjà 20 000 lieues sous les mers.

Il y a quelques jours je me disais « ouah, j’ai survécu à l’hiver ». Bon en réalité on est au printemps depuis 2 mois bien appuyés et j’ai toujours l’impression d’être en apnée. Mais j’ai quand même survécu à l’hiver.

Clairement, l’hiver, c’est la saison pourri quand tu as des gnomes… ils sont petits, potentiellement très souvent malades (surtout en crèche et en maternelle), ils manquent de défoulage de gambettes  au grand air et nous de lumière… Pour peu que ton homme soit malade ( il sooouuuuuffre et pense mourir bientôt de son angine virale – la même que tu as eu la semaine d’avant), que tes collègues de boulot soient absents, que tu sois un poil perfectionniste  et que tu souhaites faire des choix éclairés dans à peu près tous les domaines pour que ta vie devienne un enfer.

J’vous vois bien vous marrer, les mamans amnésiques qui ont des enfants grands, les papas qui n’ont pas à être le parent par défaut (traduire : celui qui doit penser à tout tout le temps, que ce soit de mettre le calbute de rechange dans le sac de crèche à se lire les pavés pour savoir contre quoi vacciner ou surtout éviter, en passant par gérer l’organisation du quotidien ou du pique-nique de mamie Gertrude), les sans enfants qui affirme avec certitude que leurs gosses à eux fera ses nuits à 2 jours et il obéira direct, parce que c’est quand même pas compliqué d’être parent.  

Moi sérieusement, j’en bave. Et j’suis pas la seule. Parce que j’ai plein de copines mamans qui sont comme moi, cernées, épuisées, et qui perdent totalement confiance dans leur capacité de maman. Et ce quel que soit le statut social, le travail (extérieur ou pas), le nombre d’enfants, le lieu d’habitation, l’investissement du papa. Rien ne t’aide à ne pas finir moisie, dépressive, en burn out complet, et ce même si tu n’as AUCUNE raison, selon l’imaginaire collectif en tout cas, d’aller mal.

Ce qui est terrible, c’est que quand tu n’en peux plus, les gens continuent de te parler. Avant de t’écouter, avant de te regarder, avant d’essayer de te comprendre, ils jugent et ils parlent. Et ça n’aide clairement pas.

Bref, je me suis dit que ça pouvait être sympa de vous faire un petit point des phrases qui m’ont assassinées cette hiver. Celles qui ont participées à me mettre la trombine au fond du gouffre, à me mettre en apnée, à me dire « mais merde, en fait tout est de ma faute, qu’est ce qui ne va pas chez moi ? »

Non, la dame elle n'est pas en apné, elle a une bouteille d'oxygène ELLE
Non, la dame elle n’est pas en apnée, elle a une bouteille d’oxygène ELLE

Alors, allons-y pour le top 263 des supers phrases/conversations/remarques/réflexions classées par « source » (18, ça parait plus digeste que 263 d’affilées):

1. Mon boss :  « Tu ne peux pas reprendre à temps plein tu es sure ? »… « Ok, et bien tu n’as qu’à bâcler un peu, lâcher la qualité, faire du volume et trancher sur ce qui a moins d’importance ! Parce que tu as récupéré les dossiers de Bip (burn out) et Bop (congé mat) , et il va falloir tenir les échéances . D’ailleurs, ne compte surtout pas sur moi pour t’aider, démerde toi pour faire un 150% dans un 50% et de toutes façons vu que tu vas te faire pourrir par les clients qui seront dans la merde à cause de ton temps partiel, tu feras des heures sup non payés donc je peux aller fumer ma clope tranquille mon problème est réglé… t’avais pas qu’à faire de mômes»

2. Ma sage-femme : « Tu sais, la rééducation du périnée demande quand même un minimum de travail personnel, surtout cette méthode là … J’entends bien que tu me dis que tu ne trouves pas le temps de faire les exercices chez toi avec 2 enfants en bas âge, mais il y en a qui y arrivent avec  4, tout est une question de volonté et d’investissement personnel (ou comment aggraver un sentiment de nullité absolue préexistant)

3. L’acupuncteur : « QUOI ??? 30 mois d’allaitement et 18 mois de grossesse en 3 ans, ça va pas la tête ???? »… « je ne comprends même pas pourquoi vous venez si vous ne voulez ni sevrer votre fille ni manger de la viande, et encore je suis bien gentil car le sage en barbichette sur la photo hurlerait d’horreur face à vos pratiques éducationnelles / maternantes et touça. »… « Clairement, c’est de votre faute si vous êtes épuisée, vous ne vous rendez service à personne ! Ni à vos enfants qui ont une maman fatiguée, et surtout pas à votre mari pour lequel vous n’êtes pas disponible ! »  (où comment te pousser à ne plus jamais demander d’aide)

4. La généraliste : « La visite des 9 mois ? mais elle a 10 mois aujourd’hui ! Moi le certificat, je ne le fais pas, fallait prendre RDV avant c’est quand même pas compliqué ! (si, si, je vous assure que ça l’est) » ….  « Vous ne voulez TOUJOURS pas vacciner ? contre la méningite, la gastro, le pneumocoque versus 30 000 souches, la rougeole, la rubéole,  les oreillons, l’hépatite NON PLUS ? pffffff …»…  « Pourquoi vous voulez ce vaccin plutôt que celui là ?l! Quoi il y a moins d’alu ? mais c’est pas grave l’alu ! et puis où vous avez lu ça, sur internet ? pfffff » … « Je vous dis qu’il faut vacciner… Le jour où vos enfants auront une méningite vous ne viendrez pas vous plaindre.… » (et boom, 1-0 balle au centre)

5. Ma Belle Famille : « Mais tu es sure qu’elle est bien en écharpe ? » (nan je la met comme ça pour lui couper la circulation du sang et l’entraîner à ne plus respirer)  « Mais laisse le vivre ton fils ! Tu sais ça ne sert à rien de l’empêcher d’égorger le chat avec une boite de conserve rouillé ! Ni de le priver de chocolat au lait alors qu’il est allergique au lait, viens mon petit cœur d’amour maman elle est méchante ! »… « Tu comprends quand même que notre fils à nous (le père de mes enfants accessoirement) n’est encore qu’un enfant,  NOUS on le connait, et faut que tu arrêtes d’être derrière lui » (même s’il vient de jeter MON fils pour un vol plané de 10 mètres qui a failli finir en tétraplégie ?) …  « Mais enfin ne le prend pas comme ça, tu dramatises tout, et puis arrête de t’énerver aussi » (et sauter d’une fenêtre ? j’ai le droit ?)

6. Ma mère (désolé maman, je t’aime tu sais) « Mais tu as des poils aux jambes ! il faut que tu t’épiles enfin ! Comment veux-tu continuer à plaire à ton chéri si tu te négliges ? l’acupuncteur beau-gosse l’a pourtant dit clairement l’autre jour non ? les hommes et les enfants d’abord ! »

7. Auxilliaire de puériculture de la Crèche : « Nan mais si votre fils est si compliqué, c’est que vous êtes trop fusionnelle avec vos enfants»…  « Et puis vous n’êtes pas assez ferme vous comprenez ! Quand il s’est pris le sapin de Noël dans la tronche parce qu’on avait oublié de le fixer qu’il a tiré sur une branche, il aurait fallu refaire tout le sapin de noël avec lui avant de partir travailler pour qu’il comprenne qu’il fallait réparer ses actes. Au lieu de ça il a pleuré et vous n’avez rien fait »  (si, si, vérifier qu’il ne se soit pas blessé par les boules cassées conn*ss*)

8. Directrice de la crèche : « Effectivement elle est allée beaucoup trop loin. Aussi vous irez allaiter votre fille dans une pièce écartée pour ne pas avoir de liens avec le personnel »…  « Je suis contente de vous voir car je voulais m’assurer que vous comptiez bien diversifier votre fille, vous savez l’allaitement ça ne suffit plus après quelques mois et comme vous êtes excessive…»…  « L’équipe fait vraiment au mieux, d’ailleurs vous savez elles ont très mal pris le fait que vous avez indiqué que le parfum qu’elles utilisaient sur les enfants puait le produit à chiotte et que vous n’en vouliez pas sur vos enfants, il faut se mettre à leur place elles font vraiment au mieux. » (moi aussi je fais vraiment au mieux pour rester CNV, je vous assure)

9. Voisin du dessous (par SMS) : « Mes enfants sont couchés à 20h15 et nous éteignons les lumières à 20h30 afin d’assurer leur bienêtre et leur croissance. Il serait bien que le vôtre arrête de faire du bruit tous les soirs jusqu’à point d’heure (euh, t’es pas de marseille toi ?) car ma fille se relève en disant qu’il y a du bruit en haut (ça lui donne une excuse peut être ? vu qu’elle a 13 ans ?).

10. Voisin du dessous (20h23, mon fils vient de faire tomber un tout petit carton en montant se coucher) : « BOUUUUMMM BENMMMEBAHMPMHIJAMMME » (traduire : je défonce le radiateur pour que tu comprennes que c’est trop bruyant)

11. Voisin du dessous, 21h13 : « merci de mettre de l’eau dans votre fontaine à chat sur votre balcon, elle fait du bruit » (il s’avère que c’était le jaccuzzi de l’autre voisin… pas la même taille de fontaine)

12. Voisins de la copro, halloween et pâques : « ahhh, mais on a juste oublié de vous inviter à la chasse aux bonbons / œufs ! » Il est vrai que votre voisin a une sacrée grande gueule et une place de choix au syndic, et puis les hippies sans poussette c’est une race un peu flippante quand même »

13. Collègue Prout  1  : « M’enfin tu sais, moi ma fille elle ne faisait jamais la sieste, j’en avais tellement marre de n’avoir pas de temps pour moi. Alors je l’ai laissé pleurer, ça a duré 2h39  et après elle a dormi tous les jours pour la sieste sans broncher, alors tu devrais faire ça ! » (nan d’une part je ne maltraite pas mes enfants et j’te raconte pas mon voisin…)

14. Collègue Prout 2 : « Nan mais faut qu’elle apprenne à dormir dans son lit ! Elle te prend pour son doudou, c’est tout ! Tu te fais déjà avoir ! au bout d’un moment faut pas se plaindre si on ne fait rien pour que ça s’arrange»

15. Inconnu Relou : « Quoi vous allaitez encore ? mais vous vous rendez compte que vous ne lui rendez pas service là ! Et puis, au bout d’un moment, on se demande à qui ça fait le plus plaisir, vos seins appartiennent à votre mari, pas à votre fille » (euh, tu ne serais pas pote avec un certain acupuncteur toi ?)

16. Ex Ami 1 : « Quoi, un matelas par terre ??? mais un lit à barreau ça permet quand d’être tranquille et de le laisser dans son lit même s’il n’a pas sommeil ! parce que toi, si tes gosses se lèvent, t’es marron ! »

17. Ex Ami 23 : « ENV ? Comme école nationale vétérinaire Education non violente ? Nan mais tu vas te faire bouffer toi, une bonne fessée ça règle quand même bien des soucis ! Après tu te sens crevée, mais tu te compliques aussi tellement la vie ! »

Voilà un petit condensé de mes petites discussions d’hiver… J’en ai pleins d’autres dans le tiroir, si je remonte à « le début de ma premier grossesse » (car les gens commencent à devenir intrusifs / invasifs / irrespectueux / intolérants  dès que ton ventre passe domaine public tu es enceinte)…

En général, en prime nous les mamans on a le mode « je suis nulle, tout est de ma faute » qui s’enclenche rapidement dès la première réflexion… Et plus on est fatigué, plus ce mode là s’automatise. Même quand on SAIT intérieurement qu’on fait les bons choix, même quand on a plein d’arguments qui arrivent après coup à exposer… on doute, et on se renferme, on continue à faire semblant, à mettre le masque, à mentir « oui tout va bien » « il fait ses nuits depuis sa naissance, quelle chance » « ouiiii, bien sûr qu’il est sevré » « non, je ne lui parle pas en langue des signes celui là »… Et ça n’aide pas !

Donc à toutes ces mamans qui en bavent : nous sommes géniales, parfaites, belles et sans nous le monde s’arrêterait de tourner ! Alors croyons en nous, parce que même si nous ne sommes pas parfaites, on aime inconditionnellement, on aide ces petits gnomes à devenir les adultes de demain, et ça c’est le plus difficile de tous les jobs du monde… ET LE PLUS IMPORTANT !

Et à tous ces gens qui parlent, qui font des petites réflexions, pour aider, pour dire « moi aussi j’ai eu des enfants », parfois juste pour discuter… Prenez le temps de regarder cette maman aux yeux cernés, qui fait trop souvent passer les autres avant elle, et contentez-vous juste de lui faire un sourire plein de lumière et de bienveillance…

Certes, ce petit billet là est plus plein d’humeur que plein d’humour, c’est évidemment bien moins drôle mais je suis sure que ça va parler à beaucoup d’entre vous quand même

Et n’hésitez pas à venir partager aussi… les mots reçus, les mots rendus… ici on prend tout… SANS JUGEMENT et SANS REFLEXION, c’est promis

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L’échographie du ventre (quand il y a un gnome dedans)

Alien

Quand on a un gnome qui pousse dans le ventre, on apprend rapidement que notre corps est passé domaine public et que toutes les mamans de la planète  vont revivre les émotions de leur propre grossesse à la vue de notre « magnifique » bedaine, ce qui est totalement humain et même assez touchant.

Ce qui l’est moins, c’est qu’il faut savoir que chaque femme est différente quant à sa perception de sa grossesse  mais que la plupart l’ignorent, et que ça crée une espèce de pseudo norme sur « la manière dont il faut vivre et ressentir sa grossesse et les évènements associés ». Ajoutons à ça que les femmes ont une mémoire très sélective une fois leur grossesse terminée, et ça peut rendre tout contact avec nos congénères féminines plutôt hostiles.

Bref, je vous vois venir avec « mais c’est quoi le rapport avec l’échographie »…ne vous inquiétez pas j’y arrive, il fallait juste que je plante le décor.

Classiquement, il y a en france au minimum 3 échographies, parfois plus selon les gynécologues. La 1ère qui atteste que tout va bien, que minignome grandit, qu’il n’est pas trisomique et qu’il est plus ou moins seul. La 2ème qui permet de tout observer, sexe y compris. Et la 3ème de refaire un check et de vérifier que bébé ne sera pas trop gros pour sortir par en bas. Et les autres sont pour se faire plaiz (ou pour se faire peur, c’est selon).

Souvent quand on annonce sa grossesse, la 1ère écho est passée, tout est ok, on est soulagé et tout et tout et on dit qu’on a passé la 1ère écho. Et là, les réactions sont multiples, surprenantes, curieuses. On sent qu’il y a un enjeu de taille d’un point de vue émotionnel.

Moi j’avoue, j’suis une flippée de la grossesse, j’ai tout le temps peur que le gnome ait 3 têtes et pas de cœur, qu’il se passe un truc pas cool… Donc j’arrive totalement stressée à l’échographie, en général après 3 jours sans rien avaler à cause de l’angoisse. Quand l’échographe (ou le gynéco) me parle, j’ai la voix qui tremble et je croise les doigts, les dents, les jambes (et ça le monsieur il n’aime pô) pour que tout soit ok.

Une fois qu’on a détecté un bébé, puis un cœur, je regarde autant l’écran que la tête du gars, histoire de le sonder avant qu’il ne m’annonce une nouvelle pourrie. Je suis toujours totalement soulagée d’entendre le cœur et surtout j’attends avec impatience qu’il me dise LA phrase qui va me sortir de mon angoisse « tout va bien, il est en parfaite santé »

A ce moment seulement, je commence à me détendre et à regarder le gnome autrement, mais c’est fini, évidemment. Alors j’avoue, je n’ai pas le temps de m’émouvoir, de le trouver beau en black and white ou de penser qu’il ressemble à autre chose qu’un tétard de 6 cm qui a des mouvements nerveux non contrôlés qui font flipper.

Donc vous l’aurez compris, pour moi les échos, c’est beaucoup de stress avant, le soulagement pendant, et puis c’est tout. Je ne suis pas débordée d’émotions, je n’attends pas les échos avec impatience et du coup, je me sens totalement décalée (voir figée) face aux réactions de mon entourage… que j’avais envie de partager avec vous.

Voici donc une liste non exhaustive de certaines réactions / réflexions qui m’ont semblé un peu curieuses ou décalées, je vous assure qu’elles sont toutes vraies (par contre mon petit commentaire à coté il est resté dans ma tête) :

« Roooo fait vouaaaaaaarrrr la photoooooooo » : quel enthousiasme ! ca viendrait de ma mère ou ma sœur, je comprendrais, mais venant de la collègue de boulot du 1er étage à qui j’ai parlé 4 fois, c’est…. excessif peut être ?

« Quelle émotion ! je me souviens pour Paul-Henri….. » : Il parait intéressant de savoir que Paul Henri a fêté ses 53 ans, je ne suis pas sure que Ginette ne confonde pas avec sa dernière écho rénale

« Tu verras la première c’est la meilleure il est en entier dans le ventre » : je comprends l’idée, mais j’avoue que la formulation me laisse perplexe

« C’est un garçon, ça se voit à sa tête ! » : et moi qui croyait qu’on voyait le sexe à un autre endroit de l’anatomie !

« Ce sont ses cheveux là ? ils sont longs » : prêtes moi tes lunettes stoplé

« Mon dieu qu’il ressemble à son frère » : ah ouais moi je le trouve plutôt proche d’ET, ou d’Alien 2…

« Tu as vu il a le nez de son papa, bien droit » : prêtes moi tes lunettes stoplé

« Il sera surement fin comme toi, ça se voit » : pas sure de pouvoir prévoir son comportement alimentaire non plus

« Ses pieds ne sont pas trop grands ? » : si, si, il doit déjà faire du 43

« Mais qu’est ce qu’il est beau ! » prêtes moi tes lunettes stoplé

« Moi pour ma 2ème, j’avais emmené l’ainée pour qu’elle voit le bébé, c’était génial » : ça ça me paraît totalement bizarre, car vu que je suis flippée, ça reste du médical et il peut se passer des trucs pas cool… et en plus il faut avoir l’œil averti pour voir que c’est un bébé (ou des lunettes spéciales ?)…. Et j’aurai aussi peur que le grand flippe du coup…

«  Rooooo quel grand zizi ! » : gné ? t’es sur que c’est pas le cordon ? et sinon toi ça va ? ton couple aussi ?

Voilà… je pense que vous, mamans, ça doit forcément résonner en vous un tas de souvenirs. Sans doute vous voyez vraiment une ressemblance, ou une tête de garçon, ou peut-être vous êtes comme moi, beaucoup flippée et pas très visuelle… En tout cas je serais ravie que vous me racontiez ici votre expérience et votre avis ! Parce que j’ai aussi l’impression que beaucoup n’osent pas dire comment elles ressentent les choses quand ça sort un peu de la norme. Et vous, papas et futurs papas, comment avez-vous vécu ces instants ?

D’avance, je sais que certaines de mes amis qui suivent le blog vont retrouver leur petite réflexion tournée à la dérision… Je suis sure que vous allez réussir à voir les choses sous mon angle et que vous ne m’en voudrez pas. Si néanmoins mes propos vous ont blessés, je m’en excuse.

Echographie miniglue !

Echographie de miniglue ! Vous l’auriez reconnu vous?

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Au secours je suis devenue monotâche!

multitâches

Plusieurs mois que je n’ai pas écrit ni publié quoique ce soit. Bien entendu j’ai déjà expliqué la piste du manque de temps et de mes soucis d’organisations assez récurrents.

Mais ce n’est honnêtement pas la seule raison.

Vous savez, on dit tout le temps que les hommes sont « monotâches » et nous, les superwomens, sommes « multitâches » (en langage scientifique on dit polychrones, apparemment c’est lié à des particularités au sein du cerveau).

Développons là ces notions importantes :

Homme monotâche : n.m. Personne de sexe masculin étant capable de réaliser une activité à la fois. Autrement dit un homme ne peut pas pisser et téléphoner en même temps, ou alors il ne se souvient plus de ce qu’il disait (ahhhhh, j’aime ces propos ultras féministes 😀 ) .

Femme multitâches : n.f. Personne de sexe féminin ayant la faculté paranormale de réaliser moultes activités en même temps.  Par exemple, un être doté de cette capacité peut simultanément téléphoner,  habiller son enfant (son chien, sa grand-mère…), faire cuire le repas, nourrir les chats, vérifier ses emails et y répondre…

femme multitâches = superwoman = pieuvre 

octopus

Evidemment, en lisant ceci vous ne doutez pas une seule seconde que je faisais partie de ces pieuvres femmes qui arrivent à faire 12 300 choses en même temps avec en prime la capacité de choper les ragots au vol (« tu as vu chéri, la voisine elle a un panari à l’orteil ? J’ai entendu ça pendant que j’étendais le linge, tout en téléphonant à ta mère pour le repas de Noël et en jouant aux légos à l’aide de mon pied droit »)

MAIS CA, C’ETAIT AVANT.

Tout a changé.

Avant, je faisais mon travail tout en traînant sur internet et en écrivant des articles un peu stupides. Maintenant, je vais au travail. Point. Quand j’arrive là-bas, mon cerveau de mollusque me permet uniquement d’allumer l’ordinateur. Et après je suis déjà trop fatiguée.

Avant, en rentrant, j’allais chercher lardon, je préparais le repas, faisait le ménage, le linge, le bain (repas, ménage, linge et bain en même temps), puis dodo pour lui, puis transformation en femme parfaite et mise en place du big smiley avec la bonne mine pour chéri qui rentre du travail quand tout est fait (c’est cool d’être un gars quand même). Maintenant, quand j’arrive à la maison et que je n’ai pas oublié de passer récupérer le lardon à la crèche, je suis contente. Le reste, c’est secondaire.

Avant, je me levais et je chantais sous la douche (enfin, dans ma tête quoi), j’étais au taquet pour tout préparer dans les temps, déposer le lardon (encore le même) à 8h tapante… Là, je me réveille et j’ouvre les yeux. Défois, je me lève. Dans le meilleur des cas, j’arrive à 9h à la crèche. Dans le pire des cas, je n’y vais même pas (et pas au travail non plus d’ailleurs).

MAIS QUE S’EST IL PASSE ?

Ben oui, pourquoi, soudainement, je suis passée de Sexy Pieuvre Super Mum (SPSM) à Mollusque Invertébré (MI) ?

Qu’a t’il bien pu se passer qui occasionne ce brusque changement dans ma vie, dans mon efficacité, dans ma capacité à être superwoman ?

Vous avez une idée, vous ? chers amis, chers lecteurs, chers internautes de passage ?

Allez, je vous laisse y réfléchir quelques jours ? me donner vos idées, vos avis, vos moyens pour s’en sortir ? me raconter vos expériences, si à vous aussi c’est arrivé ? si mesdames, vous avez eu un jour l’impression d’avoir déposé votre cerveau quelque part mais de ne plus savoir où ? ou si, messieurs, de monotâche vous avez viré multitâches (en volant le cerveau de votre femme, peut être ?).

Bref, je compte sur vous !

Et bien sûr, en attendant, courage pour les fêtes

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Le manque de temps…

… et surtout ma gestion foireuse du quotidien….

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Chers lectrices et lecteurs,

Je manque de temps. Cruellement. Mais genre cruellement de chez cruellement.  Pour une fois, je ne suis pas en train de réaliser une course avec moi même, mais par contre, comme d’habitude le quotidien me happe totalement et je n’ai pas le temps de vous écrire un joli article… Et pourtant, ce n’est pas les idées qui manquent…

Donc, le quotidien… Le réveillage, la préparation du lardon pour les pâtes carbo la crèche, aller au taf, travailler (ou faire comme si mais globalement travailler), la pause de midi et le cours de yoga à prendre ou à donner (mais j’aimmmmme le yoga!), retravailler, récupérer le lardon fumé par la crèche, l’occuper, le nourrir, le baigner, le coucher, faire la lessive, oublier le linge dans la machine qui pue le lendemain, faire des bêtises, et des dodos, et des cauchemars ou des jolis rêves…

J’ai du mal avec le quotidien, je le dis souvent. Parce que je ne suis pas compatible avec les exigences du quotidien. Vous savez, il y a des gens bons qui sont super forts dans la gestion de leur emploi du temps. Moi pas. Cette semaine, ça a été de la gestion de « couacs », non pas couac comme le bruit d’une grenouille… couac comme « les emmerdes à gérer parce que tu es incompatible avec le quotidien ». A titre d’exemple, un aperçu de la semaine:

– j’ai oublié 4 fois de payer la crèche, donc la directrice m’a appelé à midi avec sa voie suave, genre « n’oubliez pas le chèque nom di diou! »… c’est même pas que je suis à la dèche, ni notre compte commun avec chouchou d’amour, c’est juste que mon 1m82 a beau passer tous les jours à 8 cm de la facture et du carnet de chèque regroupé pour l’occasion qu’il ne tilte pas. Et moi, quand la directrice m’appelle, je panique car je crois que mon choubidou est malade et quand elle m’engueule, je rajeunis. De 23 ans. Donc je bafouille une réponse en rougissant lamentablement et j’ai les larmes aux yeux. Et oui, on n’est pas tous égaux face à la voix suave de la directrice de la crèche.

– J’ai reçu le résultat de mon oubli d’il y a 3 semaines, à savoir de mettre l’ordonnance dans une feuille de soin que j’ai envoyé à CPAM… dont le montant s’élève à 650 €… qui sont prélevés sur mon compte en banque qui s’est donc découvert cette semaine. La CPAM m’a renvoyé la feuille de soin pour que je lui re-renvoie avec l’ordonnance … que j’ai perdu. Normal. Vraiment. Donc soit je m’en refais faire une, soit je m’assoie dessus, soit je retourne mon appartement mais après il faudra le ranger et ça… je n’ai VRAIMENT pas le temps.

– J’ai dû annuler un rendez vous professionnel car j’avais tellement mal géré mon planning de la semaine que c’était im-po-ssible de tout concilier. Et comme j’avais très honte de prévenir ma cliente 3h avant le RDV, j’ai fait appeler ma secrétaire… et je lui ai dis de faire croire que j’étais malade… Et oui, j’assume pas. Enfin pas trop.

– J’ai oublié d’acheter anti-puces/tiques + vermifuge pour mes 2 chats pottés. Résultat on a retrouvé une tique chez l’un, et je hais les tiques… genre la vrai haine où tu as envie de les exterminer de la planète entière. Pour le moment pas retrouvé de vers (que je déteste encore plus que les tiques je crois)… Mais je rigolerai moins quand il y en aura un qui rampera sur mon parquet… Parce que c’est pire que la directrice de la crèche… Là j’hurle un truc genre « oooooohhhhh secourrrrrrrrrsssss ahhhhhhhhh »… Très mature.

– Et tout le reste : je cours tout le temps, j’ai le voyant d’airbag qui s’allume depuis 2 mois 1/2, j’ai 9 mois de papiers en retard, j’oublie de payer mes factures, de rappeler mes zamis, je ne trouve pas le temps de vous raconter que mon homme confond une gerbille avec un cochon d’inde, qu’il croit aussi que les cochons d’inde sont les bébés des lapins nains, que le traitement écologique pour puce et tique m’a valu une infestation massive de puce et de sales piqûres pourries en bas des jambes, que je n’ai pas eu le temps de me faire du shampoing donc que je me lave les cheveux avec du savon anti-acné (ça lave, si jamais!)…

Bref, la vie quoi… comme je dis tout le temps le mouvement c’est la vie…

Du coup, faut que je vous laisse et que je retourne à mes dossiers en cours, je suis en vacances de vrai travail la semaine prochaine pour ma formation yogaaaaaaa! J’aurai probablement des choses à vous raconter après…. si j’ai le temps!

A bientôt!!! (ou pas, si jamais je me noies encore dans le quotidien!)

 

 

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La réforme du congé parental…

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… Où comment brûler des acquis sociaux sur l’autel du déficit national… 

Au nom de l’égalité homme-femme, le 3 juillet dernier, un projet de loi sur la réforme du congé parental a été examiné. Qu’est ce qui va changer ?

A l’heure actuelle, le congé parental dure jusqu’aux 3 ans de l’enfant à partir du 2ème enfant et 6 mois pour le 1er enfant. Il peut être pris par l’un ou l’autre des parents, celui s’arrêtant de travailler pour élever ses enfants touchera la somme dérisoire de 573 Euros par mois pendant toute la durée du congé (qui peut être évidemment raccourci pour ceux qu’ils le souhaitent).

Pour plus de 95% des couples, c’est Madame la Maman qui s’arrête. Pourquoi ? par choix, «tradition sociétale », mais aussi parce que son salaire est généralement le plus bas des deux dans un pays où il est illusoire de penser que la parité homme femme est au goût du jour.

Quoiqu’il en soit, il semble logique que cette décision se prenne au sein du couple, du foyer, en fonction des envies / choix / possibilités de chacun.

MAIS CA C’ETAIT AVANT !

Car l’état a construit une nouvelle réforme qui choisit à notre place ce qui sera le mieux pour nous.

Dorénavant, le congé parental durera 3 ans SI ET SEULEMENT SI Monsieur choisit de s’arrêter 6 mois à son tour. S’il ne peut pas / ne veut pas, le congé durera 2 ans ½.

Les arguments officiels ?

Que la précarité des femmes en terme d’emploi ne soit pas creusée… C’est vrai quoi, parce qu’entre  2 ans ½ et 3 ans il y a une énorme différence. En plus, certaines femmes ne trouveront pas de gardes d’enfant pour ces 6 mois et devront prendre un congé sans solde pour assurer elle-même cette fonction… sans avoir l’assurance de retrouver leur poste initial, évidemment… Rooo quelle mesure géniale alors, pour lutter contre la précarité, précarisons encore plus !

Que les hommes s’investissent d’avantage dans l’éducation de leurs enfants…Ah oui, c’est vrai que c’est totalement utile vu qu’ils avaient déjà le choix de prendre ce congé avant la réforme ! Si les hommes ne le prennent pas, c’est soit qu’ils ne le souhaitent pas (et dieu merci c’est leur droit, tous les papas n’ont pas une fibre de mamans !) soit qu’ils ne le peuvent pas. Car soyons clair, prendre 6 mois à 573 Euros, c’est perdre en général plusieurs milliers d’euros… Ce qui est aujourd’hui ingérable pour la majorité des foyers français !

Ce qu’il risque de se passer réellement ?

Les femmes continueront de prendre le congé parental pendant 2 ans ½. Les chanceuses qui trouveront une place en crèche où dont les revenus permettront à Monsieur de s’arrêter en profiteront comme l’Etat le prévoit… Ce sera big fiesta, aspirateur passé par Papa, Maman qui s’épanouit le top au taf, Babychou d’amour qui sent cette épanouissement total… que du bonheur.

Pour d’autres, madame (ou monsieur) prendra le congé parental pendant 2 ans ½. Puis un congé sans solde pendant 6 mois en attendant l’entrée à la maternelle car trouver un mode de garde pour une période de 6 mois en France est juste quasi impossible. Avec un peu de chance, elles pourront retrouver leur emploi après cette période, sinon elles iront s’ajouter au nombre de chômeurs qui n’a jamais été aussi important qui augmentera encore et encore.

Certaines personnes raccourciront volontairement la durée de leur congé à 2 ans pour pallier aux risques de « gestion de l’intendance »… En effet, trouver une garde d’enfant pour 1 année complète est beaucoup plus réalisable que pour 6 mois…

Ce que l’état va gagner :

2 300 € * par famille dont l’un des deux parents ne prendra pas ce congé global, voire d’avantage si le couple choisit de réduire la durée afin de pallier aux problèmes de gardes… soit plusieurs milliards d’euros annuels à partir de fin 2016 (la loi commençant pour toutes les naissances à compter d’avril 2014)

*Calcul basé sur le versement du complément du libre choix d’activité qui n’aura pas à être versé par la CAF

Ce qu’il aurait fallu envisager :

Une revalorisation de la rémunération du congé parental. En Allemagne par exemple, le congé parental dure 1 an dont 2 mois « réservés au père »… mais sur la base de 67% du salaire (plafond 1800 € mensuel), et non pas 50 % du SMIC au total en France.  Si c’était le cas en France, je suis persuadée que beaucoup plus d’hommes et de femmes choisiraient de prendre un congé parental.

– Trouver des solutions pour pallier aux manques de place en crèches

Continuer de laisser le choix de la durée, de la personne qui prend le congé… bref, laisser les décisions revenir à la cellule familiale et non à l’état !

–  Augmenter les contrôles et menaces aux entreprises qui ne respectent pas l’égalité des salaires/des postes/des évolutions (l’écart est toujours de 20% sur les salaires)… A poste et salaire égal, nul doute que plus d’hommes prendraient d’eux même ce congé !

Ce qui me met en colère :

Cette impression d’être prise pour une c**** au nom de l’égalité homme femme. Clairement la parité homme-femme en France, on en est très loin, et pour l’attendre ce n’est pas pertinent de passer par une telle mesure…. Elle ne règlera pas ce problème mais permettra à l’état de se faire du blé sur notre dos et d’ôter la sérénité de toutes les mamans qui choisissent (et avec le peu de reconnaissance sociale que ça implique !) de rester à la maison pour élever leur enfant.

La fameuse Parité commence par la reconnaissance des femmes dans leur travail. De les payer comme les hommes. De leur donner la possibilité de choisir parce que des solutions sont à dispositions (mode de garde, soutien social…).

Quand j’ai passé mon entretien d’embauche, on m’a clairement demandé si je pensais faire un deuxième enfant rapidement « non, mais on sera très heureux pour vous, mais vous comprenez dans votre profession, c’est compliqué de partir en congé avant d’avoir pu se faire sa place ». Ma collègue femme s’entend demander par notre chef si elle compte « partir sur une longue durée prochainement, genre congé maternité…. Non mais c’est juste pour gérer les plannings »… On ne demande JAMAIS ça aux hommes. Pas de pression pour savoir ce qu’il se passe dans leur utérus ! Et en prime, une petite augmentation annuelle pour fêter ça !

Le petit truc qui pousse dans notre méga génial utérus et qui devient Babychou d’amour, on ne l’a pas fait toute seule ! Mais on finit par le gérer toute seule, parce que ni la société, ni les réformes pourries ne laissent le choix aux hommes de nous soutenir où au système de se montrer adapté aux réels besoins des femmes d’aujourd’hui….

Pour plus d’informations :

Article de LCI / TF1 

Article de RTL Actu 

Article du Nouvel Obs 

 Pétition contre la réforme du congé parental qui a eu lieu avant le 3 juillet… signez toujours… on ne sait jamais… 

 

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