Présidentielles : pourquoi j’irai voter demain

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Je n’ai jamais été fan de politique… A mes yeux les hommes politiques étaient tous immoraux ou corrompus, la république permettant un système où le peuple n’a jamais mots sur les décisions, où les classes sociales hautes sont toujours favorisées au détriment des autres, et les programmes proposés trop éloignés de mes valeurs et de mon éthique personnelle.

Clairement, je suis rarement allée voter. Si j’y allais, c’était pour voter Ecolo, me disant que peut être ça donnerait un peu de poids à leurs idées, éventuellement quelques sièges à l’Assemblée. J’y suis néanmoins allée au 2ème tour des présidentielles de 2002 quand Jean-Marie Le Pen s’est retrouvé avec des chances d’être élu président (ben oui j’avais voté écolo au 1er tour, mais ça n’avait pas suffit).

Le temps passant et me confirmant toujours dans mes croyances : les hommes politiques sont tous des pourris.

Et puis, j’ai grandi, je me suis documentée, j’ai appris, j’ai eu envie de militer, pour des valeurs humanistes, écologiques, animales. J’ai commencé à ressentir de la colère de vivre dans un système capitaliste, qui bafoue sans vergogne les droits humains, qui favorise les différences et les inégalités, dont les seules valeurs sont le PIB, le travail, la compétitivité, la victoire (et donc la guerre, même « discrète »).

Dans mon ancien job nous avions une « réunion » chaque début d’année qui présentait la « nouvelle loi de finance ». Et chaque année j’avais encore plus envie de vomir, d’hurler que tout ça n’était que manipulation, inhumanité, croissance financière au détriment de l’Être humain. Des lois qui favorisent la consommation, qui enterrent les gens qui sont déjà dans une situation précaire, qui sont pondus pour les riches, qui extraient des « pauvres et classes moyennes » une quantité d’argent colossale pour « rembourser une dette »…

Outre le fait de quitter mon job (question de survie), j’ai commencé à lire, à vouloir comprendre… Il y a eu le film « Demain » qui m’a aussi clairement mis un coup de pied au derche, parce qu’il y a des solutions qui existent ailleurs mais en France, nous restons inertes, nous sommes les moutons de bergers immoraux et sans valeurs réelles. J’ai eu envie de parler de collaboration, de soutien, de solidarité, d’amour, de bonheur, et de sortir du système consumériste pour aller vers des valeurs qui ont plus de sens…

Bref (oui, mes intros sont toujours archi longues, j’avoue)… quand cette présidentielle est arrivée, j’ai lu… les programmes détaillés (quand ils existaient), les médias neutres, les avis de chacun, toutes les informations que je pouvais grapiller. J’ai voté à la primaire citoyenne, j’ai rêvé que Charlotte puisse obtenir ses 500 parrainages, j’ai ragé que ce ne soit pas le cas, j’ai parlé autour de moi, j’ai essayé de transférer de la vrai info, de faire évoluer les pensées…

Et je me suis aperçue que beaucoup de gens s’en foutaient de quel Berger allait les guider. Qu’ils n’y croyaient déjà plus, que les 49.3 avaient finis de leur permettre d’espérer. Que la peur du terrorisme en avait rendu fous. Alors ils parlent en Partie « je vais aller voter droite, j’ai peur de payer encore plus d’ISF » « moi plutôt gauche », « moi je ne sais pas encore, on entend beaucoup parler de Macron », « moi j’aime bien la blonde »… Et quand j’entends certains salariés croire en Fillon, certains dont les parents sont étrangers encensant Le Pen, je suis complètement sonnée.

Je ne comprends pas… Qu’on puisse faire confiance en 1 personne qui salarie sa femme pour des montants colossaux et qui pioche dans les caisses de l’état, qui parle de faire passer les lois/décrets par le 49.3, qui souhaite renforcer la loi El-Komri, détruire les droits sociaux. Ou qu’on aille voter pour un homme qui a une bonne tronche, qui propose des choses déjà signés comme des innovations, qui a une politique favorisant encore plus la croissance qui cause déjà la perte de tant de valeurs et qui a des conflits d’intérêts avec plus de 200 entreprises / banques. Encore pire, aller soutenir la candidature d’une personne avec des valeurs de haine, d’intolérance, fille d’un monstre de colère (ma chère mamie me disait toujours qu’elle entendait Hitler à chaque fois qu’il ouvrait la bouche).
Je ne comprends pas non plus les médias, enfin je comprends le système qui cause la non-neutralité des médias, mais cette manipulation me met hors de moi, me donne envie de gerber.

Demain nous aurons le choix. Pas de voter pour le candidat qui va sauver la France ou le monde ou Tchoupi, c’est évident, mais le choix d’exprimer nos valeurs par notre vote. Parce que le choix du vote blanc, aujourd’hui en France, ne changera rien puisqu’il ne sera pas compté. Mais juste pour ne pas permettre à la finance, à la haine, et à une politique anti-social d’avoir encore plus de pouvoir.

Et peut être pour permettre d’avoir la chance de changer les choses par la suite, d’avoir notre mot à dire, de changer de république, de protéger l’environnement et les valeurs humanistes.

Demain, allez y… juste demain… ça peut TOUT changer.

Pour aller plus loin (Osons causer est une source d’information fiable qui réalise aussi des vidéos pour Médiapart) :

Page Youtube de Osons causer (si jamais vous n’êtes pas informés, vous n’aurez plus d’excuses!) : Osons Causer

Pourquoi je voterai Mélenchon (la france insoumise) : Vidéo

Macron « l’économiste » : Vidéo

Le programme de Fillon « Travailler plus pour gagner moins » : Vidéo

 Quel candidat veut vraiment lutter contre l’évasion fiscale : Vidéo

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C’était mieux avant !!! …. ou pas?

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La bonne vieille dodoche de l’époque!

Quand j’étais gamine, je me souviens qu’il y avait cette phrase qui avait tendance à m’horripiler sérieusement. LA phrase qui ressortait à chaque repas de famille, à chaque discussion avec les anciens du village, à chaque fois que je croisais quelqu’un qui avait plus de 100 ans 60 ans. Cette phrase c’était : « C’ETAIT MIEUX AVANT! », et pouvait se décliner en « au moins de mon temps c’était pas comme ci, « oui mais à mon époque c’était comme ça et c’était mieux »…

Déjà, comment comprendre ce type de phrase quand on n’a que sa propre réalité d’enfant / adolescente / de jeune femme et qu’on n’a jamais connu ce fameux « avant »? Ensuite, il faut reconnaître que derrière cette toute petite phrase il y a le sentiment que ce qu’on vit dans notre réalité n’est vraiment pas génial, voir même totalement pourri, alors que ce n’est pas la perception qu’on en a. Sans compter que ça laisse penser que l’interlocuteur qui regrette tant « l’avant » n’est pas épanoui et que le pauvre, il ne peut pas être aidé (ben oui, ça ne se recrée pas, le passé)…

Bref, les années défilant à la vitesse de la lumière, me voilà maintenant à 35 ans.  J’avoue je ne suis pas du genre à vivre dans le passé, ni à ressasser avec nostalgie les meilleurs moments de ma vie (ou les pires, c’est selon). J’ai même une certaine propension à être une Doris de la mémoire à long terme, avec mes souvenirs devenant flous pour disparaître insidieusement à tout jamais dans l’océan de mon cerveau.

Sauf que, les vieux chnocks de mon enfance ont pour la plupart viré Alzeihmer, et ceux qui disaient « c’était mieux avant » ont changé leur discours pour « ouh là là mais je ne comprends plus rien aux jeunes / à la vie de maintenant ». Comme quoi après le « c’était mieux avant » vient le « mais c’est quoi ce bordel maintenant? ».

Soit.

Là où je suis surprise, et passablement agacée je vous l’accorde, c’est que j’entends des amis, des potes, des collègues seriner le fameux discours… à 30, 35, 40, et 50 ans… Et là je me dis « WTF, c’était donc contagieux »! Je ne parle pas de ceux qui, en fin de soirée, après 17 verres de vins de rouges et 2 clairettes, commencent à ressasser le passé versus amélioré, genre « ouais tu te souviens on dévalait la descente de la montagne à patins à roulettes à sangles, c’était vraiment trop génial je ne vois pas pourquoi ils ont inventé les rollers blades » , je parle de ceux qui critiquent tout ou presque en faisant référence à « l’avant », comme si le présent était trop pourrave et qu’il aurait fallu faire un arrêt sur image dans les années 80 (90, 2000…).

Donc j’ai noté ces dernières semaines les différents « c’était mieux avant » entendus, avec un petit commentaire (que je n’ai pas formulé dans la vraie vie hein, juste dans ma tête).

  • L’école, c’était mieux avant, au moins on apprenait des choses utiles, et les profs étaient compétents : oui, oui, c’était top, Mme M. me tirait les oreilles à m’en décoller de ma chaise, Mr B. me mettait au coin en m’attrapant par les cheveux et Melle P. humiliait ses élèves en permanence. Et je n’ai jamais compris l’utilité de faire la démonstration du quadrilatère ni de développer la formule chimique du chlore en symboles, sans compter les équations à 2 inconnues et tout ce qui ne me sert strictement à rien aujourd’hui (soit à peu près tout ce que j’ai appris). 
  • Avant au moins, on n’était pas obligé de mettre sa ceinture de sécurité! : c’est vrai, quelle liberté de mouvement! et avec les anciennes carrosseries qui ne pliait pas sous le choc (qui était mieux d’ailleurs), les accidents étaient épiques. Et les gens concernés ne sont plus là pour en parler. 
  • N’importe quoi l’obligation de faire porter des casques à vélo aux enfants, je n’ai jamais eu de casque et il ne m’est jamais rien arrivé : tant mieux pour toi, tu ne serais peut être plus là pour en parler toi non plus.
  • Avant, la baguette de pain coutaît 36 centimes de francs (nomdidiou)! (soit 36 anciens francs, ou 0,5 centime d’euro) : c’est clair, et le SMIC horaire était à 1,64 Francs de l’heure, soit 164 ancien francs ou 25 centimes d’euro, et une voiture bas de gamme coûtait 5 000 francs. Finalement, le SMIC aujourd’hui est à 10 € de l’heure (ou presque), la baguette coûte 1 € et une voiture bas de gamme 3 000 €… suis pas sure de savoir compter, mais la situation vis à vis de l’achat de la baguette ou de la voiture me semble plutôt aller dans le bon sens (je ne dis pas que c’est le cas sur tout, entendons nous bien). 
  • De mon temps on avait le sens du travail, et on avait pas peur de faire des heures! : c’est vrai, temps de travail légal de 50 heures par semaine, 2 semaines de congés par an, sans protection, en réalisant des tâches pénibles, éventuellement en attrapant un cancer lié à l’amiante et en mourant à 55 ans, un masque sur la bouche et une bouteille d’oxygène à coté du lit, ça valait le coup! 
  • Avant, on ne se faisait pas racketter son téléphone portable à l’école! : nan, c’est vrai, on se faisait racketter son blouson, son vélo, son goûter, et il n’y avait pas l’assurance spéciale « perte, vol ou casse » qui allait avec… Donc le vélo qui t’avait valu 1 an d’économie et 40 lavages de voitures des voisins, ben t’étais bon(ne) pour attendre l’année prochaine pour t’en payer un autre. 
  • La violence, c’est un truc de maintenant! De mon temps ça n’existait pas! : tu es sûr de ton coup là? Parce que l’holocauste de la 2ème guerre mondiale, de mémoire pendant les cours d’histoires géniaux de mon temps, c’était pas super soft, si? Et Staline et Mao aussi n’avaient pas l’air supra bienveillants? et pendant la guerre d’Algérie, il n’y avait ni torture ni violence? et au moyen âge (ben oui, super loin avant ou ça devait être génialement mieux)?
  • Au moins à la télé il y avait des programmes intéressants! C’est vrai quoi, Club Dorothée pour les enfants, Dallas pour jenesaispasquic’étaittroppourri, Santa Barbara tu me diras pourquoi (j’ai le mal de vivreuh), Derrick pour la sieste de Mamie, Tourner Manège pour les célibataires, l’Ecole des Fans pour les dimanche pluvieux… c’était vraiment top! 
  • Internet, maintenant, c’est la porte ouverte à pleins de mauvaises informations! Et pleins de bonnes aussi, non? et une certaine autonomie? parce que le minitel et la bibliothèque ouvert 2 matinées par semaine, c’était un peu limite non? si? 
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    Au moins pas d’ondes wifi avec ce téléphone

    Avant, y avait pas tous ces téléphones et c’était pas plus mal, au moins les gens se parlaient, et passaient du temps ensemble : Oui, enfin ils se parlent par écrit maintenant. Et puis par téléphone. Bon, certes, je concède sur le fait qu’il y a moyen de se sentir seul entouré de 5 personnes les yeux rivés sur leur smartphone, et que ce put*** de téléphone sonne sans arrêt entre les SMS, les pubs, les mails, les notifications FB, instagramm, Pinterest… yep là c’était ptêt mieux avant pour le coup!

  • …….. (y en a plein d’autres hein, mais je vous laisse compléter en commentaires!)

Vous l’aurez compris, je ne suis pas fan du « c’était mieux avant »… même si parfois, j’avoue tout, je me dis que ça avait l’air pas mal pendant la période de la petite maison dans la prairie, quand les gens se déplaçaient à cheval et vivaient à la campagne , que la solidarité était fortement présente, que les gens mourraient de maladies  qui se soignent très bien aujourd’hui, ou de famine parce que la récolte était moisie, que les filles devaient faire les boniches à la maison et se marier à 14 ans, que l’IVG était possible seulement à l’aiguille à tricoter après le 7 ème enfant, qu’on mangeait son cheval quand il n’y avait plus rien  d’autre à bouffer, qu’on faisait chauffer l’eau à la marmitte pour prendre un bain, qu’il fallait courir dans la cabane au fond du jardin pour aller aux toilettes même en plein hiverLe top du top quoi!

Pour aller plus loin :

 

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La phobie des bruits de bouche…

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… et d’autres bruits insupportables…

Ca fait longtemps que j’avais envie de vous faire un article sur le sujet, car je suis sure que ça touche des taaaaas de personnes innocentes… mais ce n’est pas si simple de « dévoiler » une nouvelle partie bizarre de soi sans craindre le regard des autres (et ouiiii ce satané regard)… Et puis mon barbu, en insistant lourdement (traduire : en s’amusant à grignoter à 2 cm de mon oreille et en disant la bouche pleine « c’est pour ton prochain article » ) m’a un peu poussé à la tâche.

Je n’aime pas le bruit. Je suis vite agacée par les bruits, de fond, de voitures, de gens qui parlent fort, de cliquements, de claquements, des cris de gnomes, des tics tacs, les ventilations… et j’ai l’impression que ça a toujours été le cas.

Pendant un moment, je pensais que c’était dû au fait qu’ayant eu des troubles auditifs enfant, j’avais baigné dans une atmostphère feutrée pendant des années et que je n’avais jamais pu m’habituer aux bruits par la suite. Ou peut être une simple hyperacousie (une intolérance aux bruits  en langage “jmelapète”), probablement même. D’ailleurs, les gnomes le savent, quand je commence à devenir violette avec de la fumée qui sort des oreilles en disant “c’est trop, le bruit, là, c’est trop”, c’est que je suis à deux doigts de leur retirer les cordes vocales avec une pince à épiler et qu’ils ont plutot intérêt à baisser les décibels.

Ca, c’est le coté sympa, mignon. Ca fait assez classe, dans une société où il faut toujours avoir des problèmes pour exister, de sortir un petit “moi, je suis supra sensible aux bruits, c’est vraiment handicapant au quotidien, tu comprends Emile, après une journée de boulot toute seule en silence dans mon bureau je n’en peux plus, et puis les enfants qui s’y mettent le soir (en même temps ça rattrape le silence du bureau x 14 589 fois), les boules du lave linge qui tapent contre la vitre, et la ventilation de l’ordinateur, c’est vraiment dur mais je vis avec un casque antibruit je prend sur moi .

Et puis il y a le coté un peu moins sympa. Genre certains types de bruits qui m’exaspèrent sauf que ça fait bien moins classe dans une conversation.

Je croyais que ça faisait partie du package hyperacousie, mais nan! Ca porte un mot tout mignon qui s’appelle “Misophonie” qui est une réponse émotionnelle anormale face à certains sons. Chez certains ça peut être le bruit des touches de l’ordinateur quand on tape dessus, chez d’autres le bruit d’une carotte qu’on épluche, le baillement, des ongles qu’on coupe, tout un tas de bruit apparemment inoffensifs et quotidien.

Chez moi, ce sont les bruits de bouche. Quand les gens mangent la bouche ouverte, avalent bruyamment, mangent certains type d’aliment (genre pommes, bananes, figues sèches, gaufrettes, croûtons, biscottes…), parlent la bouche pleine… Et là, ça fait tout de suite moins classe de dire “écoute, je suis misophone, tu veux pas aller manger tes croustibats plus loin stoplé?”.  D’autant plus si moi même je suis en train d’en manger et que mon propre bruit ne me gène pas (c’est ça qui est terrible en plus, c’est qu’on n’est même pas légitime de ne pas supporter ce que quelqu’un fait quand on fait pareil!).

Le truc, c’est que ça engendre des réactions super disproportionnées, du dégoût, de la colère, voir de la haine et on ferait n’importe quoi pour que le bruit s’arrête. Et comme ça concerne vraiment des bruits totalement banaux, ça peut vite virer au cauchemar pour soi même et pour l’entourage.

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Il faut avouer que ce n’est pas simple d’avoir envie d’étrangler sa voisine de réunion qui mange une pomme, d’enlever les yeux à la personne qui mange des chips la bouche pleine pendant l’apéro, d’arracher la langue à celui qui mâchouille un triple chewing-gum en parlant en même temps… De dire “mais put*** arrête de respirer si fort!” et de se mettre à haïr l’innocente personne qui assure juste sa survie en se nourrissant et en respirant!

Un jour j’étais chez un client, plus ou moins sourd, et sa femme m’avoue qu’elle était tombée amoureuse de lui pour 2 raisons : parce qu’il avait un air de Robert Redford quand il l’écoutait (elle a découvert plus tard que comme il était plutôt sourd, il s’approchait en plissant les yeux pour se concentrer afin de l’entendre), et parce qu’il mangeait sans faire de bruit.

Et là, Alléluia, je me suis dis “je ne suis plus seule”! Non pas parce que j’aime Robert (quoique pour son age… ), mais parce que j’avais toujours eu trop honte pour verbaliser le fait que je ne supportait pas les bruits des gens qui mangeaient! S’en est suivi d’1 heure de discussion sur le sujet, tellement c’était plaisant pour toutes les 2 de rencontrer quelqu’un qui avait le même problème.

Bon, dans cette histoire de misophonie, il y a plusieurs degrés de gravité, certains n’ont plus de vie sociale, vivent avec des bouchons d’oreilles ou un baladeur vissé sur les oreilles et doivent prendre des antidépresseurs pour fonctionner à minima, d’autres s’isolent complètement pour ne plus subir ces bruits qui les rendent vraiment malheureux.

Ici, on a plutôt décidé d’en rire, parce que dans mon cas ce n’est pas invalidant,qu’au final c’est assez cocasse et que dieu merci je vis dans une famille masochiste compréhensive. Parfois, mon  barbu débarque avec une tablette de chocolat au riz devant le Pc, et là ça pourrait vite tourner au drame (non mais sérieux, écoutez quelqu’un manger une tablette de chocolat au riz, ça craque, ça salive à mort, ça suce le chocolat et ça avale bruyamment!), mais mon homme n’est vraiment pas susceptible et on arrive à trouver un consensus. Mon fils adore venir manger sa banane tout près de mon oreille, en me disant “maman, écoute bien” et en en rajoutant des tonnes en riant, et finalement ça passe assez vite (tant qu’il ne mange pas 2 bananes on est sauvé).

Sinon, j’essaye de défocaliser un max, ce qui m’est assez facile quand on est nombreux, quand je suis à table avec des amis, beaucoup moins hors contexte (la croqueuse de pomme professionnelle en réunion, j’vais me la faire).

Il semblerait que près de 20 % de la population soit touché à des degrés plus ou moins importants. Dans certains cas, ça peut être lié à des formes d’autismes (syndrôme d’asperger), de bipolarité, d’anxiété, de troubles obsessionnels.

Mais comme je préfère percevoir les choses sous un angle positif, il a été démontré par des chercheurs de la  Northwestern university que les personnes perturbées par des bruits extérieurs obtenaient d’excellents résultats aux tests de créativité. Apparemment, le “filtre sensoriel”, qui est la faculté de sélectionner les informations utiles et d’ignorer les autres, n’est pas efficace chez ses personnes. Ca peut causer cette misophonie, mais aussi engendrer des difficultés de concentration… Ce qui est également un symptôme retrouvé dans les caractéristiques des personnes hypersensibles et celles à hauts potentiels.

Bref, si vous souffrez de misophonie, peut être êtes vous un grand créatif qui s’ignore :) ou quelqu’un tourné vers la pensée abstraite, ou un être qui utilise principalement son cerveau droit, ou un humain hypersensible, ou une personne à haut potentiel, ou juste quelqu’un qui galère tous les jours à table.

Pour finir, une petite vidéo test… Si vous êtes capable de supporter les bruits de cette vidéo, c’est que vous êtes clean… Sinon, probablement aussi, car honnêtement qui peut survivre à 5 longues minutes de ce type de bruit????  (j’ai tenu 21 secondes … oui mon seuil de tolérance est bas, si on prend on compte qu’il n’y a pas de bruit les 10 premières secondes)

Liens utiles :

La misophonie, expliqué par Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Misophonie

Le portail de la misophonie : http://misophonie.fr/

Description de la pathologie + description clinique par la revue médicale suisse : http://www.revmed.ch/rms/2015/RMS-N-462/La-misophonie-ou-l-aversion-pour-le-bruit-a-propos-d-un-cas-clinique

Pour ceux qui maîtrisent le néerlandais (où les utilisateurs de translate), le site du centre académique de médecine d’Amsterdam, spécialisé dans la misophonie : http://www.amcpsychiatrie-angst.nl/behandeling_angststoornissen_misofonie.htm

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Que l’amour gagne! (attentats de Paris du 13 nov)

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Je ne peux qu’imaginer, la terreur des gens, l’horreur de ce qu’il se passe, l’épanchement de haine, le bruit, les cris, les derniers souffles…

Je ne peux qu’imaginer,  le regard des survivants qui voient les corps tomber, le sang au sol, l’abomination à l’état pur…

Je ne peux qu’imaginer, la boule au ventre de ceux qui attendent des nouvelles, pétrifiés de ne pas en avoir, qui ne peuvent plus respirer, qui ne peuvent plus se coucher, qui regardent leur téléphone à chaque fois qu’il s’éclaire…

Je ne peux qu’imaginer, l’écrasante nouvelle de la perte de d’un conjoint, d’un parent, d’un enfant, d’un frère, d’un cousin… un monde qui s’écroule au nom de la haine…

Les minutes et les heures passent, je ne peux qu’imaginer et ça fait déjà tellement mal !

Plus tard, je vois aussi les images des corps, les vidéos, je n’appuie jamais sur Play… Oui savoir ce qu’il se passe, non pour le voyeurisme… Je pense à ceux qui y voyent leur mère, leur enfant, mort où se faisant tuer, cette image qui sera le dernier souvenir de l’être tant aimé…
Je ne comprends pas, pourquoi tant d’impudeur, pourquoi l’information doit être malsaine, à quoi bon cette avalanche d’images chocs qui donnent envie de vomir, de se terrer, qui incitent aussi à la vengeance…  Je préfère ne pouvoir qu’imaginer…

Aujourd’hui je regarde toute cette solidarité dans le monde et je me dis que tout n’est pas perdu…

J’ose espérer que l’amour gagnera, que l’amour sera plus fort, et que par ces actes ignobles les gens prennent conscience que l’important réside dans ces valeurs d’amour, de solidarité et d’entraide.

Je me dis que la pensée de chacune de ces victimes doit nous inciter à ouvrir notre cœur, notre âme, et avoir envie de participer à créer un monde meilleur, un monde d’amour et non de haine ni de vengeance.

Ce soir je regarde mes enfants, je les observe simplement jouer, respirer, tomber, rire, dormir, courir, se caliner, se tirer la tignasse, se réconcilier… L’innocence, la joie, l’enfance, l’amour… je souhaite qu’aucun d’eux n’ait jamais à traverser ces horreurs, que l’amour gagnera… Et je pense aussi que c’est la responsabilité de tous de transmettre ces valeurs à nos enfants, qui seront les adultes de demain…

Que les messages que nous véhiculons soient des messages d’entraide, de solidarité, de partage, de respect, de don, d’échange, de tolérance, et non des messages de haine, des amalgames d’intolérance, de racisme…

L’amour crée l’amour et la haine renvoie au néant

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Etre ou ne pas être… physionomiste

Physionomiste

Ca m’a pris hier matin telle une envie de pisser lorsqu’une fois de plus, je me demandais qui était l’humaine devant moi et d’où je la connaissais. Je me suis dit  « il faut que je fasse des recherches une bonne fois pour toutes afin de comprendre l’origine de mon problème et essayer d’y remédier ».

Ni une, ni deux, me voilà en train d’interroger mon ami Ecosia (le pote écologique de Gogole) et je m’aperçois rapidement qu’il n’y a quasiment pas d’article scientifique  sur ce sujet passionnant.                                                                                                                                  On trouve quelques témoignages plus ou moins hilarants, des définitions, et des tests… Oui, oui, des vrais tests delamortquitue qui vont vous diagnostiquer « physionomiste » ou « non physionomiste ». Tout le monde sait qu’internet est outil incroyablement performant en ce qui concerne les diagnostics, qu’ils soient médicaux, psychologiques, professionnels… D’ailleurs, mon dernier test sur internet m’a permis de savoir que mon QI était de 86 ! j’en suis encore toute émue.

Dans un élan d’optimisme et de confiance, je décide de faire LE test qui va me dire si je suis physionomiste ou pas. Non, en fait j’en  fait 2, comme ça je serais sure du résultat (suis optimiste, pas demeurée, même si j’ai 86 de QI !).

Le 1er indiquait que j’étais 30% moins bonne que la moyenne des humains (j’avoue que je ne sais rien sur l’échantillon constituant ladite moyenne). Il fallait observer le visage d’une célébrité en photo, noter qui c’était ou préciser si on ne le connaissait pas, et valider.          Le programme indiquait alors qui était vraiment la personne, et je devais dire « yep, je pensais que c’était ça » ou « non, j’étais sure que c’était Britney Spears et non pas princesse Diana ». Bref, pas besoin d’avoir 86 de QI pour comprendre que si on n’est pas branché télé / média / people, on se ramasse forcément la courgette (même si j’ai honte de ne pas avoir reconnu George W. Bush).

Le 2ème test quant à lui a affirmé que j’étais 30% au-dessus de la moyenne (je ne sais rien non plus sur l’échantillon constituant ladite moyenne). Mais là c’était clairement un test de mémoire : on te montre 10 têtes de piaf avec des informations (nom, prénom, âge, date de naissance, lieu de vie), tu retiens, et 3 secondes après on te montre 3 des 10 photos et tu dois indiquer les infos… Fastoche pour celui qui a un peu de mémoire, mais par contre dans 2 jours tu me montres une des photos avec un message « as-tu déjà vu ce visage » et je répondrais « pas du tout ».

Bref, vous aurez compris que mes recherches internet n’ont clairement rien donné de pertinent, sauf la réception tous les 2 jours d’une newsletter bien relou qui me donne des pseudos-solutions inefficaces pour devenir physionomiste. Par exemple, « vous ne voulez pas oublier qui est cette blonde aux yeux bleus ? Faites l’amalgame avec une célébrité blonde aux yeux bleus »… super, et quand je la croise je lui dis « salut Maryline ! » alors qu’elle s’appelle Agathe ?

Petit aparté quand même, j’ai bien pensé à la culture de la peur induite par les médias ainsi qu’à mes amis anxieux, car très rapidement en faisant mes recherches, internet m’a dirigé sur des sites expliquant une version très aggravée du problème, à savoir une maladie réelle nommée Prosopagnosie qui est un trouble de la reconnaissance des visages dû à une insuffisance de certaines fonctions cérébrales liées.  Clairement, en lisant les premières explications, il y a de quoi se faire une bonne petite crise d’angoisse car tout le monde peut se reconnaître dans la description (enfin, tous les non-physionomistes) . C’est quand ils expliquent que la personne atteinte ne se reconnait pas en photo et ne reconnait pas sa famille que je me suis dis « OUF ! C’EST BON ! JE VAIS BIEN !!!! » Après tout, ça aide à relativiser.

Coté expériences, je peux apporter quelques réflexions… peut être qu’en les couplant avec les vôtres nous pourront avoir des pistes d’études ?

Déjà, j’ai remarqué que nous n’étions vraiment pas tous égaux face au fait d’être physionomiste, et qu’à priori ce n’était pas une tare génétique. Par exemple, mon petit frère est capable de se souvenir des visages et des prénoms des gens même quand il ne les a pas vu depuis 23 ans… Et de me dire « ouaaah, t’as vu elle a pris un coup de vieux » et moi de répondre « c’était qui ? » « Mathilda ! tu ne l’as pas reconnu ? on avait pique-niqué ensemble le lendemain des feux de la saint jean en 1990 ! pourtant elle n’a pas changé !!! »…. #GrandMomentDeSolitudeInside#

Ceci dit, c’est plutôt pratique d’avoir avec soi quelqu’un qui peut « rattraper le coup » quand on galère face à une tête inconnue. Tu lui glisses discrétos un « c’est qui ? » et tu as plus ou moins discrétos une réponse (sauf si le quelqu’un en question est mon pote Léon qui est atteint d’une surdité relative et qui te répondra genre « TU NE LA RECONNAIS PAS ??? ENFIN C’EST TA VOISINE DE PALLIER DEPUIS 15 ANS !!!!!»……là tu t’exposes à des bonjours gênés jusqu’à ce que tu déménages pour les 3 prochains mois.

Allez, soyons fou intimes, je vais vous raconter 2-3 petites anecdotes, histoire qu’on apprenne à se connaître un peu

Une fois, au bureau de tabac, une dame m’a fait la bise en me demandant comment j’allais, ainsi que ma mère, mes frères, les zanimaux et tout ça. Elle me tutoyait, connaissait même la race de ma chienne, et là je me suis dit « et merde, on doit vraiment bien se connaître et je ne sais pas qui c’est ».  Du coup je me mets à la tutoyer gaiement, essayant de poser des questions qui allaient m’aiguiller, mais impossible de la remettre… Je repars, demande à tout le monde qui ça peut être en la décrivant au possible, personne ne sait…                         J’ai découvert 2 semaines plus tard que c’était mon assureur (assureuse ?), avec qui j’avais eu de très nombreux  rendez-vous les mois d’avant entre accidents de voiture, chienne qui tue des moutons à 4 reprises, dégâts dans l’appartement…. Elle se souvenait très bien de moi et de ma vie, moi pas du tout (en même temps, qui se souvient de la tête de son assureur ? même dans un petit village ? quand c’est le même pour toute ta famille depuis 10 ans ??? personne, si ?).

Il y a quelques semaines, je rendais visite à mon cheval dans son pré qui est loué à des agriculteurs pendant l’été. 2 personnes viennent discuter avec moi, l’un d’eux avait l’air de me connaître, de connaître mon cheval, l’amie qui vient s’en occuper quand je n’y vais pas, le fait que j’étais enceinte peu de temps avant… de fil en aiguille, entre les questions qu’il m’a posé concernant une personne chez qui nous nous étions rencontré peu de temps avant et son discours sur ses moutons dans le pré où mon cheval était, j’ai pu conclure que c’était le propriétaire qui nous louait le terrain, et j’en ai profité pour lui payer le mois.                           Et devinez quoi ? sur la route du retour, je n’arrêtais pas d’avoir le petit doute genre « et si ce n’était pas lui le propriétaire ??? » Je n’avais pas la certitude absolue d’avoir payé la bonne personne ! (mais pourquoi l’avais-je payé ? parce que ça me paraissait incorrect de ne pas le faire vu que je leur devais le mois)

Un autre exemple, pas plus tard qu’il y a 15 jours, reprise du travail  après 8 petits mois de congé… Impossible de me souvenir de certains prénoms et de savoir si certaines personnes étaient des clients ou des collègues, et je ne me vois pas tutoyer un client ou vouvoyer mon collègue… D’ailleurs, pour parer à ce genre de situation, j’ai développé une étonnante capacité à discuter avec quelqu’un sans le vouvoyer ni le tutoyer (si vous voulez des cours, n’hésitez pas à m’envoyer un mail !)

Paradoxalement, j’ai une excellente mémoire, et dès qu’on me rappelle le contexte ou la discussion en question, ça me revient « ahhh oui, c’est toi dont la mère s’appelle Henriette, qui a 4 frères, qui habite Clermont Ferrant, travaille en tant que consultant informatique et qui est passionné par la calligraphie chinoise !!!!! »… mais je ne me souviens ni des visages, ni des prénoms, et encore moins des noms de famille, même lorsque je croise cette personne quasi quotidiennement.

Ce qui me rassure, c’est quand je discute avec quelqu’un comme moi (Alice, je pense à la fois où tu as pensé croiser 2 fois le même cycliste alors que le 1er était grand, brun avec une veste bleu marine et le 2ème était minuscule avec une veste jaune et un casque)…  Malheureusement, le sujet doit être tabou ou assez rare car personne n’en parle jamais !

Ma théorie à moi, vu que j’ai bonne mémoire et pas trop d’atteintes cérébrales, c’est que je n’attache pas d’importance au visage des gens (ni à leur prénom finalement), mais je retiens l’échange ou le moment passé avec eux… (bien plus important vous en conviendrez)

Et vous qu’elle est votre théorie? Vos expériences ? Anecdotes ? Osez partager vos petites aventures mignonettes, vos  hontes, vos histoires, vos idées …

 

PS : et je suis totalement désolé si l’un d’entre vous a été l’objet de ma non reconnaissance, à un moment où à un autre, que j’ai oublié son visage ou son prénom, ou que je l’ai confondu avec quelqu’un d’autre (oui, ça m’arrive aussi).

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Au secours je suis devenue monotâche!

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Plusieurs mois que je n’ai pas écrit ni publié quoique ce soit. Bien entendu j’ai déjà expliqué la piste du manque de temps et de mes soucis d’organisations assez récurrents.

Mais ce n’est honnêtement pas la seule raison.

Vous savez, on dit tout le temps que les hommes sont « monotâches » et nous, les superwomens, sommes « multitâches » (en langage scientifique on dit polychrones, apparemment c’est lié à des particularités au sein du cerveau).

Développons là ces notions importantes :

Homme monotâche : n.m. Personne de sexe masculin étant capable de réaliser une activité à la fois. Autrement dit un homme ne peut pas pisser et téléphoner en même temps, ou alors il ne se souvient plus de ce qu’il disait (ahhhhh, j’aime ces propos ultras féministes 😀 ) .

Femme multitâches : n.f. Personne de sexe féminin ayant la faculté paranormale de réaliser moultes activités en même temps.  Par exemple, un être doté de cette capacité peut simultanément téléphoner,  habiller son enfant (son chien, sa grand-mère…), faire cuire le repas, nourrir les chats, vérifier ses emails et y répondre…

femme multitâches = superwoman = pieuvre 

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Evidemment, en lisant ceci vous ne doutez pas une seule seconde que je faisais partie de ces pieuvres femmes qui arrivent à faire 12 300 choses en même temps avec en prime la capacité de choper les ragots au vol (« tu as vu chéri, la voisine elle a un panari à l’orteil ? J’ai entendu ça pendant que j’étendais le linge, tout en téléphonant à ta mère pour le repas de Noël et en jouant aux légos à l’aide de mon pied droit »)

MAIS CA, C’ETAIT AVANT.

Tout a changé.

Avant, je faisais mon travail tout en traînant sur internet et en écrivant des articles un peu stupides. Maintenant, je vais au travail. Point. Quand j’arrive là-bas, mon cerveau de mollusque me permet uniquement d’allumer l’ordinateur. Et après je suis déjà trop fatiguée.

Avant, en rentrant, j’allais chercher lardon, je préparais le repas, faisait le ménage, le linge, le bain (repas, ménage, linge et bain en même temps), puis dodo pour lui, puis transformation en femme parfaite et mise en place du big smiley avec la bonne mine pour chéri qui rentre du travail quand tout est fait (c’est cool d’être un gars quand même). Maintenant, quand j’arrive à la maison et que je n’ai pas oublié de passer récupérer le lardon à la crèche, je suis contente. Le reste, c’est secondaire.

Avant, je me levais et je chantais sous la douche (enfin, dans ma tête quoi), j’étais au taquet pour tout préparer dans les temps, déposer le lardon (encore le même) à 8h tapante… Là, je me réveille et j’ouvre les yeux. Défois, je me lève. Dans le meilleur des cas, j’arrive à 9h à la crèche. Dans le pire des cas, je n’y vais même pas (et pas au travail non plus d’ailleurs).

MAIS QUE S’EST IL PASSE ?

Ben oui, pourquoi, soudainement, je suis passée de Sexy Pieuvre Super Mum (SPSM) à Mollusque Invertébré (MI) ?

Qu’a t’il bien pu se passer qui occasionne ce brusque changement dans ma vie, dans mon efficacité, dans ma capacité à être superwoman ?

Vous avez une idée, vous ? chers amis, chers lecteurs, chers internautes de passage ?

Allez, je vous laisse y réfléchir quelques jours ? me donner vos idées, vos avis, vos moyens pour s’en sortir ? me raconter vos expériences, si à vous aussi c’est arrivé ? si mesdames, vous avez eu un jour l’impression d’avoir déposé votre cerveau quelque part mais de ne plus savoir où ? ou si, messieurs, de monotâche vous avez viré multitâches (en volant le cerveau de votre femme, peut être ?).

Bref, je compte sur vous !

Et bien sûr, en attendant, courage pour les fêtes

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Des hommes, des poils et des aisselles…

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Vous vous souvenez que les gagnants du dernier concours (quel est cet animal?) avait la possibilité de choisir le thème du prochain article.

JEF a donc eu l’excellente idée de ce thème « hommes, poils et aisselles »… Je préfère ne pas connaître les raisons qui ont pu l’amener à vouloir de la bibliographie sur ce sujet…  Mais quoiqu’il en soit je m’exécute avec ce tout nouvel article pondu de ce matin.

Ce billet va surtout concerner l’épilation de ces messieurs, sous les aisselles mais aussi ailleurs (désolé Jef, une fois le doigt pointé sous les aisselles, je ne pouvais pas laisser le reste de coté comme ça)

Les hommes et l’épilation, un nouveau modèle sociétalement imposé ?

IL y a quelque temps on parlait des ravages des mannequins archi maigres sur la perception de « l’idéal » pour les adolescentes et des conséquences inhérentes à cette hypermédiatisation de la maigreur comme « norme » (anorexie mentale, dysmorphophobie, dépression).

Demain on parlera des ravages des mannequins masculins imberbes sur la perception de l’idéal pour les jeunes hommes et des conséquences inhérentes à cette hypermédiatisation de l’imberb-attitude comme « norme » (féminisation, perte d’identité sexuelle, poilophobie, boutons, infections locales, septicémies…).

Parallèlement on croise de plus en plus de mouvements inverses avec l’apparition de ces nouveaux « hommes des cavernes », qui se choisissent poilus, barbus, cheveux longs et qui l’assument…

Encore une fois, la faute à la société, qui fait pression et qui impose un drôle de schéma : les messages qu’on fait passer derrière l’épilation ? « L’épilation vous rend désirable, conserve votre virilité, montre que vous êtes propres et que vous prenez soin de vous ».

Il y a une quinzaine d’années, seuls les cyclistes s’épilaient pour des raisons d’hygiènes (en cas de chute, + facile à désinfecter… et peut être une croyance populaire d’aérodynamisme ?). Et les chippendales. Et puis de fil en aiguilles, les mannequins se sont retrouvés dénudés dénués de leurs poils d’aisselles, de leurs poils de torse… Le poil ne faisait plus figure de virilité mais devenait gênant. Les années passent et voilà qu’il est devenu normal de s’épiler les aisselles et le torse, mais également les sourcils et la pubitouffe… Seuls les membres (bras et jambes :p) sont encore épargnés.

Le rôle des femmes dans ce changement des mœurs

Les femmes s’épilent (et en souffrent !) depuis des décennies… Vous connaissez la chanson, les femmes doivent être nickelles, tickets de métro sur la pubitouffe, les jambes lisses, les aisselles aussi… Bref, ressembler à des gamines de 12 ans.

Aussi, il serait facile de soupçonner les femmes d’être complice de cette pression sociétale, genre « il y a pas de raison pour vivre des séances de tortures à la cire/épilateur sans que ces messieurs n’y ait droit aussi »

Mais nan, la femme a une nature à être aimante et bienveillante avec les hommes (Freud dirait qu’elles voudraient tellement avoir un phallus que ça les a rendu toutes adorables avec la gent masculine… mais on s’égare). Hormis quelques mouvements indépendants, peu d’entre elles veulent exiger la souffrance aux hommes en retour de ce qu’elles doivent supporter.

En interrogeant les femmes autour de moi, genre « que pensez-vous des poils ? », j’ai eu plusieurs réponses (en fait assez peu, le poil c’est taboo, en parler ça fait peur, les femmes souhaitent rester anonymes sur ce sujet)

– Les poils c’est doux

– Les poils ça pue

– Les poils ça gâche le paysage

– Les poils ça génère de la plus-value

En creusant un peu le sujet, il semblerait que les poils sur le torse semblent valorisés alors que les poils sous les aisselles sont associés à une hygiène douteuse / un sens de l’esthétique bafoué / une odeur putride. Il est quand même important de spécifier que certaines ont utilisés des deals du genre « ok pour laisser tes poils de testiboules mais tu vires ceux sous les bras » et « ok si tu veux te faire la boule à Z mais tu vires ceux sous les bras »

Quant à la pubitouffe, elle laisserait indifférente. Ces messieurs peuvent donc se rassurer, pas encore de ticket de métro pour vous (c’te chance !).

Ce que j’en pense, moi personnellement de chez juste moi ?

Les poils sont un sujet sensible pour moi … Si, si… ca me renvoie vers tout un tas de questionnements existentiels qui touche le rapport au corps, le rapport aux autres, la liberté, le poids de la société et touça et touça.

Perso, je passe mon temps à dire à mon chérid’amour que les poils sur le torse, ça pique quand ça repousse et que je n’aime pas me blottir contre un hérisson. Mais vu son boulot (prof de fitness), il n’a pas vraiment le choix… « Les poils dans ce milieu, c’est supra mal vue, ça pue et compagnie ».  Dommaaage !

J’aimerai dire à tous mes amies les hommes poilus (donc ayant dépassé l’adolescence) sur le torse, les aisselles, le dos et tout et tout, de se poser LA bonne question avant de saisir votre tondeuse, votre téléphone (pour appeler l’esthéticienne), votre épilateur.

Cette question est toute simple, et on devrait tous se la poser pour toutes les questions qui touchent à notre intégrité physique (régimes, épilation, arrêter de fumer, port du soutien gorge, de la culotte en dentelle qui gratte…) :

POUR QUI LE FAITES VOUS ?

Et en fonction de la réponse, adaptez votre attitude :

– SI c’est pour le travail, OK. Mais est-ce complètement nécessaire ? Pas d’alternative possible ?

– Si c’est pour votre chérie d’amour… Tout dépend comment c’est demandé… Si c’est une exigence de sa part, posez-vous la question de la nature de votre relation… Si c’est pour lui faire plaisir car vous sentez qu’elle préfèrerait, dans ce cas ça relève plus de votre choix, donc voir 6ème position.

– Si c’est pour votre chéri d’amour… Même réponse que précédemment

– Si c’est pour votre Maman… Arrêtez tout de suite et appeler le numéro d’urgence du service de psychiatrie de votre ville

– SI c’est pour le regard des autres… Il va falloir travailler à vous assumer tel que vous avez envie d’être… En commençant à laisser pousser vos poils préférés J

– Si c’est pour vous… OK. MAIS…. Est-ce vraiment vous où subissez-vous le conditionnement de la société qui vous fait croire que vous vous faites du bien en arrachant tous vos poils ?

Maintenant, vu qu’il est facile d’être anonyme en répondant sur le blog, vous pouvez si vous le souhaitez me laisser un commentaire en précisant si vous êtes un homme ou une femme, si vous vous épilez et où / si vous demandez à votre homme de s’épiler, ce que les poils représentent pour vous…. Ca pourrait me permettre de développer un peu le sujet pour vous refaire un article super palpitant sur ce sujet d’actualité !

Sur ce, bonne semaine à vous !!!

PS : et si on créait une semaine « anti-épilation » ? Où tout le monde assume d’être tout poilu et tout ?

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La différence entre un dromadaire, un chameau et un lama…

(j’avais prévenu que j’allais faire dans l’hyperlight après mon dernier coup de gueule !)

Chameau = 2 bosses

Chameau = 2 bosses

A mes yeux, la différence entre ces 3 animaux était une évidence. Je pensais donc que dans la tête de mes congénères humains, il en allait de même… que quand on disait « chameau », ça faisait « ding, 2 bosses ! Bonne réponse ! »… Apparemment pas. Certes, je base ma théorie de non-savoir sur un échantillon de seulement 2 adultes (en l’espace de 37 minutes d’écart), mais 2 adultes c’est énooorme quand on a LA certitude que les gens savent différencier ces 3 animaux.

C’était donc dimanche matin, on décide avec zhom d’aller montrer les zanimos du cirque voisin à notre choubidou d’amour. On commence la visite par les zèbres (rooo j’adooore les zèbres et j’ai pu leur faire des bisoux sur leur poils de nez… j’en ai été toute chose !), et puis nous voilà devant un animal de grande taille, une énoooorme bosse, couleur crème… Genre la photo juste dessous…

Dromadaire = 1 bosse

Dromadaire = 1 bosse

Mon homme dit à notre fils « Regarde le Lama comme il est beau ! attention quand même : ça crache ! »…

Euh là, dans ma tête ça ne collait pas. A mes yeux nous étions face à un dinosaure  dromadaire, donc qui ne crache pas (ou alors je n’en ai pas connaissance). Je dis à mon homme  » euh mon chéri d’amour, il me semble que cet animal n’est pas un lama » (ne jamais blesser un homme dans son amour propre), » les lamas sont juste là-bas »… Et oui, dieu merci les lamas étaient à 27 mètres, donc très largement visible même sans lunettes.

[Pause = ON] –> je crois que mon homme va hurler en lisant  ce billet, genre « mais je m’étais juste trompé de mot, je savais très bien que ce n’était pas un lama, qu’un lama ça ne fait pas 1,90 de bosse géante, que ça crache, que ça n’a pas la lèvre inférieur torve quand c’est fatigué… »…. Mais je persiste et assume… il ne savait pas intuitivement que le dromadaire était un dromadaire. Et ça il ne peut pas le nier [Pause/OFF]

Bref, on fait notre petit tour d’animaux, lardon était comme un dingue à courir de partout et choper la queue des biquettes, discuter avec le chameau, donner de l’herbe aux chevaux et tout et tout.

Dromy version lèvre torve

Dromy version torve

On allait pour rentrer, retour devant les « drom’s », je m’arrête regarder un dromy tout torve avec la lèvre qui pend, quand j’entends un homme (pas le mien) qui discute avec l’animal. C’est très touchant un homme qui discute avec un dromadaire… Du coup je n’ai pas pu m’empêcher d’écouter! Et il lui disait « hey, ta tête elle fait flipper toi ! C’est marrant comme tu mastiques ! Mais dis donc, je rigole hein ! » il me regarde et ajoute « ben oui, si je vexe le lama il risquerait de me cracher dessus »…

Ben mince… il va falloir encore vexer un homme… Nan parce que je ne peux pas lui cacher LA vérité, (ça c’est ma punition pour n’avoir jamais dis au Monsieur des Savons que le Castor Oil était de l’Huile de Ricin.. maintenant je me sens obligé de dire la vérité à l’humanité). Bref, j’y vais diplomatiquement, genre « euh, mais ce n’est pas tout à fait un lama !!? », et lui « ah bon ? », puis il réfléchit et me dit « ah ben oui, j’suis con, c’est un chameau ! » ….  « Euh… comment dire…. Non plus… » …

Bref, je lui ai fait une description rapide « vous voyez le grand noir avec 2 bosses ? nan, pas l’humain, celui qui est poilu, ben c’est un chameau. Les petits ruminants là bas ? (si je lui avais dit camélidés je l’aurai définitivement perdu)  nan, pas les chèvres naines, en face… ce sont des lamas, qui crachent parfois… et ça, c’est un dromadaire ! »… Je l’ai senti… totalement blessé dans son amour propre… mais au moins maintenant il sait…

Bref, la tête des lamas, des drom’s et des chameaux… ça se ressemble… La taille, plus trop… Que les fumeurs de camels pensent que les chameaux ont une bosse du fait de l’image du paquet de clope, je conçois… que les enfants se trompent… ok…

Mais des lamas, maintenant on en voit partout, on fait des petits pulls avec leur laine, y en a dans les parcs le long des routes … comment peut on les confondre avec des dromadaires?

Lama = zéro bosse

Lama = zéro bosse

Du coup, j’ai besoin que vous m’éclairez… peut être pensez-vous savoir mais vous ne savez pas non plus ? est ce que vous vous souvenez quand vous avez appris la différence entre ces animaux ? les imagiers ? l’école ? les parents ? (se méfier des parents, ma mère m’a toujours dit qu’on distinguait les taureaux des vaches par la présence de cornes ! et les parents de mon homme aussi visiblement, vu la réflexion qu’il m’a faite avant-hier, genre « regarde les taureaux dans le parc… mais bien-sûr que je sais les reconnaître, les taureaux ça a des cornes !…)…

Bref, racontez moi comment vous avez su, où osez avouer si vous ne saviez pas et qu’une nana vous l’a expliqué au détour d’un cirque!

PS : défois que vous ayez besoin de précisions… :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lama_(animal)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chameau

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dromadaire

 

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Du savon, des ânons, et de l’huile de castor …

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Il y a quelques temps, lors de minis vacances en Provence avec zhom et lardounet, on flânait dans un marché plus ou moins local au sein d’un village médiéval. Je m’approche du stand d’un monsieur qui vendait des cosmétiques à base de lait d’ânesse fabriqué dans son exploitation.

Forcément ça m’interpelle, j’adore les ânes, je suis férue de fabrication cosméto et je prône le respect animal à 300 % (parfois, dans les élevages de chevaux ou d’ânes dont le lait est utilisé en cosmétique, l’avenir des poulains/ânons est très discutable).

Je regarde les compositions des produits (super cleans alors que non labellisés bio), du coup la conversation démarre là-dessus (c’est plus diplomate que de l’attaquer de front, genre « vous faites quoi des ânons ???).

Donkey FoalsEt là mon cher monsieur entame un laïus très passionné, il m’explique les critères de qualités dans les produits contenants du lait d’ânesse, le lien avec le pourcentage de lait et la dureté du savon, la différence entre l’incorporation de lait frais ou du lait en poudre… Bref, c’était vraiment intéressant et j’espérais vivement que cet être soit aussi passionné par ses ânons que par ses savons.

On se met à discuter formulation, je lui demande pourquoi il ne se fait pas labelliser bio vu la compo supra clean de ses produits. Et là, je découvre un personnage un peu différent, genre « supra en colère révolté par le système ». Nouveau laïus :

« Non mais il est HORS DE QUESTION  de me faire labelliser BIO, vous vous rendez compte, le bio c’est des foutaises, les cahiers des charges sont hypra larges, en réalité ils mettent bien ce qu’ils veulent dans les produits et les gens achètent quand même parce que c’est bio et qu’ils ont confiance »…

Là je ne suis pas du tout d’accord, mais comme je suis un être diplomate et socialement adaptée, je choisis alors de ne pas entrer dans cette polémique… je me contente donc provisoirement de hocher la tête. Le monsieur poursuit :

« En plus, dans les produits bios, ils mettent des dérivés de produits animaux et personne ne dit rien !!! L’autre jour, je prends un produit bio vendu sur tel marché, et je vois qu’il y a du CASTOR OIL dedans ! Ils mettent de l’HUILE DE CASTOR dans les cosmétiques !!!! Et après ça se dit bio ! Et le respect animal dans tout ça ? »

Rapidement dans ma tête je fais une petite traduction:

Castor oil = Huile de ricin = produit totalement végétal

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Soudainement, j’ai juste envie d’éclater de rire… Ce monsieur pense qu’on tue des castors pour utiliser leur huile (gné ?) qu’on incorpore dans des soins bios. C’est clair que ça me révolterai aussi si ce genre de procédé existait, mais quand on connait la réalité c’est plutôt fendard (si vous aussi pensiez que « castor oil » veut dire « huile de castor », vous savez la réalité à présent…)

Moi je l’aime bien, ce monsieur, il aime ce qu’il fait, il y croit, il est passionné, véhément… même s’il n’a pas tous les éléments de vérification de ses propos je le trouve touchant.

Finalement, en le laissant parler il a fini par dire de lui-même « moi, mes ânons, je pourrais les mettre à la boucherie, mais j’aime trop les animaux et je les respecte, donc je me bats pour trouver des solutions et m’assurer qu’ils aient un avenir ».

Du coup, je l’aime encore mieux. Je l’adore même, pour le coup.

Je ne lui ai pas dit que le Castor oil était de l’Huile de Ricin, j’ai eu du mal à me donner la légitimité de lui annoncer cette réalité, et je me suis dit que c’était aussi SON ARGUMENT qui expliquait pourquoi il n’était pas au bio et qui lui permettait de justifier qu’il faisait de la qualité à contrario des autres.

Juste pour info l’huile de ricin était très utilisé auparavant pour les troubles digestifs (constipation). Dans les cosmétiques, elle a une action réparatrice pour les cheveux, et elle stimule la pousse des cheveux et des cils. C’est une des huiles que j’utilise le plus pour faire des après-shampoings, par exemple.

Et vous, vous êtes vous déjà posé la question de l’avenir des castors la composition des cosmétiques que vous utilisez ? 

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Ces gens qui nous inspirent … ou pas …

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J’adore les gens… parfois je les déteste aussi, c’est vrai. Mais globalement,  les gens, ces « autres humanoïdes » avec qui je partage l’atmosphère se révèlent être des mines d’amusement, d’intrigues, d’imaginations, parfois d’hallucinations ou d’insupportations (il existe, ce mot ?).

Chaque « humain » a son passé, sa personnalité, ses qualités et ses défauts (qui sont souvent des valeurs assez subjectives sur lesquelles on dissertera plus tard), son odeur, sa manière de fonctionner, de penser, de vivre au monde… Certaines rencontres nous marqueront plus que d’autres, parce qu’elles nous auront touchés à un moment, séduites, exaspérées, déçues, amusées…

Bref, j’aime les autres, tous les autres, pour ce qu’ils sont où ne sont pas, pour ce qu’ils m’apportent ou ne m’apportent pas,  pour ce qu’ils deviendront… ou pas.

Ne croyez pas que je sois LA perle, l’adorable humaine équanime (fallait que je le sorte, ce mot là, il est dans mon top ten) qui ne juge pas ni ne critique. Au contraire, je suis horrible, je m’amuse cruellement des autres tout comme je me moque de moi-même, je juge, je jauge, je mesure, je compare, je me rassure (ou pas)…. Bref, je suis comme tout le monde. Peut être un peu plus bienveillante… ou pas… en tout cas j’aime à le penser

Ceci étant,  ça ne m’empêche pas de saturer en société où ma capacité d’adaptation est stratégiquement efficace mais potentiellement très énergivore. Parfois même, je ne supporte plus personne car… c’est le paradoxe de l’amour qui ne serait pas amour sans disputes… et dans ces moments-là il m’arrive de coller un arrêt maladie sur le bureau de mon chef (qui j’espère ne lira jamais ce billet) pour me faire une retraite dans mon appart version Ermite (pas bernard hein, je parle de l’animal Ermite dont je ne connais jamais l’orthographe) et être capable de revenir faire face 1 semaine plus tard et de profiter pleinement de cette richesse que m’apporte mes congénères.

Donc, tout ça pour dire (oui, je suis toujours longue et j’ai du mal à aller à l’essentiel), que dans ce blog, je parlerai beaucoup des autres… De ceusses qui m’ont fait rire, pleurer, rêver, émue, tout comme ceux qui m’ont déçus, qui m’ont mis en colère, fait enrager…. Je raconte mes anecdotes, mon entourage,  ma petite vision des êtres avec qui je vis ou ceux que je croise seulement quelques secondes… Tout le monde y passe ou y passera un jour…

Aussi, comprenez donc que, ces récits et anecdotes étant complètement réels,  toute ressemblance avec des personnages ou des événements existants ou ayant existé ne serait pas une coïncidence fortuite. Par contre toute ressemblance avec des personnes imaginaires seraient probablement fortuite :-)

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