C’était mieux avant !!! …. ou pas?

auto-1399087_640

La bonne vieille dodoche de l’époque!

Quand j’étais gamine, je me souviens qu’il y avait cette phrase qui avait tendance à m’horripiler sérieusement. LA phrase qui ressortait à chaque repas de famille, à chaque discussion avec les anciens du village, à chaque fois que je croisais quelqu’un qui avait plus de 100 ans 60 ans. Cette phrase c’était : « C’ETAIT MIEUX AVANT! », et pouvait se décliner en « au moins de mon temps c’était pas comme ci, « oui mais à mon époque c’était comme ça et c’était mieux »…

Déjà, comment comprendre ce type de phrase quand on n’a que sa propre réalité d’enfant / adolescente / de jeune femme et qu’on n’a jamais connu ce fameux « avant »? Ensuite, il faut reconnaître que derrière cette toute petite phrase il y a le sentiment que ce qu’on vit dans notre réalité n’est vraiment pas génial, voir même totalement pourri, alors que ce n’est pas la perception qu’on en a. Sans compter que ça laisse penser que l’interlocuteur qui regrette tant « l’avant » n’est pas épanoui et que le pauvre, il ne peut pas être aidé (ben oui, ça ne se recrée pas, le passé)…

Bref, les années défilant à la vitesse de la lumière, me voilà maintenant à 35 ans.  J’avoue je ne suis pas du genre à vivre dans le passé, ni à ressasser avec nostalgie les meilleurs moments de ma vie (ou les pires, c’est selon). J’ai même une certaine propension à être une Doris de la mémoire à long terme, avec mes souvenirs devenant flous pour disparaître insidieusement à tout jamais dans l’océan de mon cerveau.

Sauf que, les vieux chnocks de mon enfance ont pour la plupart viré Alzeihmer, et ceux qui disaient « c’était mieux avant » ont changé leur discours pour « ouh là là mais je ne comprends plus rien aux jeunes / à la vie de maintenant ». Comme quoi après le « c’était mieux avant » vient le « mais c’est quoi ce bordel maintenant? ».

Soit.

Là où je suis surprise, et passablement agacée je vous l’accorde, c’est que j’entends des amis, des potes, des collègues seriner le fameux discours… à 30, 35, 40, et 50 ans… Et là je me dis « WTF, c’était donc contagieux »! Je ne parle pas de ceux qui, en fin de soirée, après 17 verres de vins de rouges et 2 clairettes, commencent à ressasser le passé versus amélioré, genre « ouais tu te souviens on dévalait la descente de la montagne à patins à roulettes à sangles, c’était vraiment trop génial je ne vois pas pourquoi ils ont inventé les rollers blades » , je parle de ceux qui critiquent tout ou presque en faisant référence à « l’avant », comme si le présent était trop pourrave et qu’il aurait fallu faire un arrêt sur image dans les années 80 (90, 2000…).

Donc j’ai noté ces dernières semaines les différents « c’était mieux avant » entendus, avec un petit commentaire (que je n’ai pas formulé dans la vraie vie hein, juste dans ma tête).

  • L’école, c’était mieux avant, au moins on apprenait des choses utiles, et les profs étaient compétents : oui, oui, c’était top, Mme M. me tirait les oreilles à m’en décoller de ma chaise, Mr B. me mettait au coin en m’attrapant par les cheveux et Melle P. humiliait ses élèves en permanence. Et je n’ai jamais compris l’utilité de faire la démonstration du quadrilatère ni de développer la formule chimique du chlore en symboles, sans compter les équations à 2 inconnues et tout ce qui ne me sert strictement à rien aujourd’hui (soit à peu près tout ce que j’ai appris). 
  • Avant au moins, on n’était pas obligé de mettre sa ceinture de sécurité! : c’est vrai, quelle liberté de mouvement! et avec les anciennes carrosseries qui ne pliait pas sous le choc (qui était mieux d’ailleurs), les accidents étaient épiques. Et les gens concernés ne sont plus là pour en parler. 
  • N’importe quoi l’obligation de faire porter des casques à vélo aux enfants, je n’ai jamais eu de casque et il ne m’est jamais rien arrivé : tant mieux pour toi, tu ne serais peut être plus là pour en parler toi non plus.
  • Avant, la baguette de pain coutaît 36 centimes de francs (nomdidiou)! (soit 36 anciens francs, ou 0,5 centime d’euro) : c’est clair, et le SMIC horaire était à 1,64 Francs de l’heure, soit 164 ancien francs ou 25 centimes d’euro, et une voiture bas de gamme coûtait 5 000 francs. Finalement, le SMIC aujourd’hui est à 10 € de l’heure (ou presque), la baguette coûte 1 € et une voiture bas de gamme 3 000 €… suis pas sure de savoir compter, mais la situation vis à vis de l’achat de la baguette ou de la voiture me semble plutôt aller dans le bon sens (je ne dis pas que c’est le cas sur tout, entendons nous bien). 
  • De mon temps on avait le sens du travail, et on avait pas peur de faire des heures! : c’est vrai, temps de travail légal de 50 heures par semaine, 2 semaines de congés par an, sans protection, en réalisant des tâches pénibles, éventuellement en attrapant un cancer lié à l’amiante et en mourant à 55 ans, un masque sur la bouche et une bouteille d’oxygène à coté du lit, ça valait le coup! 
  • Avant, on ne se faisait pas racketter son téléphone portable à l’école! : nan, c’est vrai, on se faisait racketter son blouson, son vélo, son goûter, et il n’y avait pas l’assurance spéciale « perte, vol ou casse » qui allait avec… Donc le vélo qui t’avait valu 1 an d’économie et 40 lavages de voitures des voisins, ben t’étais bon(ne) pour attendre l’année prochaine pour t’en payer un autre. 
  • La violence, c’est un truc de maintenant! De mon temps ça n’existait pas! : tu es sûr de ton coup là? Parce que l’holocauste de la 2ème guerre mondiale, de mémoire pendant les cours d’histoires géniaux de mon temps, c’était pas super soft, si? Et Staline et Mao aussi n’avaient pas l’air supra bienveillants? et pendant la guerre d’Algérie, il n’y avait ni torture ni violence? et au moyen âge (ben oui, super loin avant ou ça devait être génialement mieux)?
  • Au moins à la télé il y avait des programmes intéressants! C’est vrai quoi, Club Dorothée pour les enfants, Dallas pour jenesaispasquic’étaittroppourri, Santa Barbara tu me diras pourquoi (j’ai le mal de vivreuh), Derrick pour la sieste de Mamie, Tourner Manège pour les célibataires, l’Ecole des Fans pour les dimanche pluvieux… c’était vraiment top! 
  • Internet, maintenant, c’est la porte ouverte à pleins de mauvaises informations! Et pleins de bonnes aussi, non? et une certaine autonomie? parce que le minitel et la bibliothèque ouvert 2 matinées par semaine, c’était un peu limite non? si? 
  • phone-1988235_640

    Au moins pas d’ondes wifi avec ce téléphone

    Avant, y avait pas tous ces téléphones et c’était pas plus mal, au moins les gens se parlaient, et passaient du temps ensemble : Oui, enfin ils se parlent par écrit maintenant. Et puis par téléphone. Bon, certes, je concède sur le fait qu’il y a moyen de se sentir seul entouré de 5 personnes les yeux rivés sur leur smartphone, et que ce put*** de téléphone sonne sans arrêt entre les SMS, les pubs, les mails, les notifications FB, instagramm, Pinterest… yep là c’était ptêt mieux avant pour le coup!

  • …….. (y en a plein d’autres hein, mais je vous laisse compléter en commentaires!)

Vous l’aurez compris, je ne suis pas fan du « c’était mieux avant »… même si parfois, j’avoue tout, je me dis que ça avait l’air pas mal pendant la période de la petite maison dans la prairie, quand les gens se déplaçaient à cheval et vivaient à la campagne , que la solidarité était fortement présente, que les gens mourraient de maladies  qui se soignent très bien aujourd’hui, ou de famine parce que la récolte était moisie, que les filles devaient faire les boniches à la maison et se marier à 14 ans, que l’IVG était possible seulement à l’aiguille à tricoter après le 7 ème enfant, qu’on mangeait son cheval quand il n’y avait plus rien  d’autre à bouffer, qu’on faisait chauffer l’eau à la marmitte pour prendre un bain, qu’il fallait courir dans la cabane au fond du jardin pour aller aux toilettes même en plein hiverLe top du top quoi!

Pour aller plus loin :

 

Share

Désorganisation absolue, des solutions?

chaos-391652_1280-2

Comme vous le savez, je suis une professionnelle de la désorganisation.

Déjà dans ma tête on est plusieurs,  j’ai plusieurs vies dans la même qui n’ont rien à voir les unes avec les autres,  je souffre de phobie administrative et j’excelle en matière de procrastination.

D’aussi loin que je me souvienne, ça a toujours été ainsi.

Entre les huissiers qui ont débarqués car j’avais oublié de poster le paiement de ma facture de téléphone pendant 5 petits mois, l’interdiction d’avoir un badge autoroute pour avoir omis de leur signaler mes nouvelles coordonnées bancaires pendant 2 ans, mon facteur qui collait régulièrement des post-its sur ma porte “merci de vider votre boite au lettre, elle déborde”, mes 4 ans de papiers en retard….

Je ne parle même pas de l’organisation du quotidien avec des rendez vous divers dont je note mal la date, des cours de yoga à donner à pleins d’endroits différents dont je perds les adresses, les dates de vacances que j’oublie, les petites tâches à faire qui s’amoncellent, les grandes missions avec des deadlines (d’ailleurs, dans deadlines, il y a le mot “dead”)…

Et ça, c’est hors gestion des gnomes.

Je vous laisse imaginer avec 1 gnome à l’école,  l’autre à la crèche,  les rdv, réunions de rentrée / sortie / vacances / points en cours d’année, paperasseries et autorisations diverses très bizarres : autorisation de publier la tête du gnome sur le blog de l’école, autorisation d’emmener les gnomes à l’hôpital si c’est urgent (c’est vrai que ça paraîtrait logique de les laisser se vider de leur sang), faire signer le protocole médical pour avoir le droit à l’arnica en cas de chute (qui implique rdv chez le médecin, 26 €, ½ journée de perdu et le trou de la sécu qui enfle), le protocole d’éviction de lait de vache de 14 pages, signée par 4 personnes en 3 exemplaires, les habitudes de l’enfant de 7 pages (il pisse au lit? fait caca dans la poubelle? est papivore? suce son gros orteil pour s’endormir? adore crever les yeux des chats?), les feuilles d’inscriptions à la cantine / garderie / centre aéré / activité extra scolaire avec autorisation de transports, les cartes de bibliothèque avec horaires non précisés….

Je ne sais pas comment font les autres pour penser à tout. Moi, je galère à mort. Je n’y arrive pas, ça ne m’intéresse pas, et je passe pour la pire des mères. Dernière en date la maîtresse de mon fils qui  m’attend pour me dire “ je préférais vous donner la pochette en personne car il y a des papiers à remplir et à signer, je voulais être absolument certaine que vous les ayiez, vous comprenez ils étaient à rendre et à signer pour le 23 juin et nous sommes le 18 décembre” (ah bon déjà???)

A la crèche c’est la même en couleur et au travail la même en noir et blanc. Mes amis savent que je suis un boulet mais finissent souvent par m’en vouloir d’avoir oublié de les rappeler depuis 27 mois (on les comprend).

Je ne vais pas épiloguer sur le pourquoi du problème, mais toujours est il que j’ai vainement essayer de trouver des solutions, et on m’a poussé à en trouver – merci les topines qui m’ont glissé discrétos “tu sais, moi avant c’était pareil (menteuse) et depuis je fais ci et ça et tout va mieux dans ma vie”.

Bref, du coup je partage les solutions… (si défois je n’étais pas la seule de l’univers à être cerveau droit).

Les solutions qui marchent (ou pas)

  • L’agenda

Classique, discret, infaillible, de-la-taille-que-tu-veux. Tu le ranges dans le sac et il est là, partout avec toi, prêt à se gorger d’infos pour délester ta tête de linotte.

 Sauf que dans l’agenda, il y a un truc qui s’appelle “dates”, et c’est là où ça devient compliqué. Parce que pour noter des rdv, ça va, mais où est ce qu’on peut noter tout le reste? (et dieu sait que ça prend vraiment bcp de place, le “reste”)

  • Les listes

En théorie on peut faire des listes pour tout. Des “To do” listes, des listes de courses, de gratitude, de tâches en retard, des livres à lire, leur emplacement (quoi? vous ne perdez pas vos livres?), les rendez vous pro, perso, le suivi des vermifuges des animaux et des enfants et des adultes (nanmého pas de discrimination!)…

Le gros inconvénient c’est le support. Soit il faut un nouveau carnet à trimballer avec l’agenda – si jamais on peut le coller à l’agenda – soit il faut beaucoup de post-its qu’on ne sait plus où coller, ou des feuilles qui volent et disparaissent, mangées par le chat ou coloriées par les gnomes.

  • Les calendriers

Il en existe pour tout! Tu as le super calendrier perso, le pro, le spécial tâches domestiques, spécial recettes, spécial mère de famille… Mais ils ne sont pas vraiment cumulatifs (ou alors il faut un très très grand frigo).

Ce qui est super bizarre, c’est que souvent, les mamans (ou les papas) sont parents, cuisinent, réalisent des tâches ménagères, travaillent, ont une vie perso… Ils ne pourraient pas inventer un truc qui fait tout?

Bref, j’ai essayé, cumulé, mais sur la durée ça ne fonctionne pas…. Mais je me sers quand même de celui spécial répartition des tâches, non pas pour répartir les tâches ménagères (tout le monde sait que c’est toujours bibi qui s’y colle) mais parce qu’il a la particularité d’avoir 1 case prévu par membre de la famille. 5 cases au total, donc 1 par tête de piaf et 1 pour les animaux ou les activités en famille, c’est selon.

  • Les outils multimédia

Google keep, wanderlust, agendas mutuels, post-its …  là encore il en existe plein, c’est à chacun de tester. Ici j’utilise beaucoup google keep, c’est un principe de listes, à écrire, enregistrer, photographier avec la possibilité d’avoir un rappel. C’est génial parce que ça permet de délester le cerveau rapidement et n’importe où (puisque l’appli est dans le téléphone, l’ordi et sur la tablette et reste synchronisé), mais c’est moins génial de s’y retrouver au bout de quelque temps.

L’agenda multimédia est un indispensable ici, pour noter rapidement le rendez vous qu’on croit se souvenir mais dont on ne se souvient jamais.

Les autres outils, ça n’a pas marché, en fait ça prend trop de temps à ouvrir et à organiser, et ça c’est rédhibitoire… faut que ça aille vite.

  • Le bullet journal

J’ai découvert ça il y a peu et je me suis dis “faut que je tente le coup”. Ca semblait assez miraculeux pour les boulets dans mon genre, donc je me suis lancée….

Le concept est assez simple même s’il paraît assez compliqué au départ… C’est UN SEUL outil qui peut tout contenir, les RDV, plannings, listes… ça permet d’externaliser notre mémoire tranquillou bilou et dieu sait que ce n’est pas du luxe.

C’est un petit carnet qui contient un index, et c’est là toute l’efficacité du système puisqu’on reporte ce qui est important dans l’index (et vu que le carnet est paginé, on retrouve plus ou moins facilement ce qu’on cherche). Comme on le crée soi même, il est supra adaptable, et cette liberté du cerveau droit est vraiment appréciable!

Et alors, chez moi ça donne quoi?

Euh, la vraie des vérités?

Rien de concluant.

J’avais mis beaucoup d’espoir dans le bullet journal, mais après avoir mixé les mauvais jours avec les mauvaises dates, oublié de faire mes pages en-tête et avoir foiré mes pages hebdomadaires, raturé, coller des bouts de magazines pour cacher la misère… le démarrage a été rude. Et finalement, le report de tâches que je ne faisais jamais (genre pendant 2 mois ½, je lisais tous les jours “appeler Marcel → Reporté”) m’a démoralisé et je me suis dis que ça ne soignait pas ma procrastination sévère non plus. J’ai tenu le coup, genre 3 mois, et maintenant c’est devenu un carnet où je note les trucs SUPERS IMPORTANTS QUI FAUT SURTOUT PAS PERDRE (jusqu’au jour – qui arrivera j’en suis sure – où je perdrais ledit carnet)

Par contre c’était joli, plus que mon agenda électronique ou que mon calendrier tout raturé.

Et donc?

Donc, je continue à être totalement désorganisée, et je m’entraîne à quelque chose de tout nouveau : ASSUMER

Je vous en dirai des nouvelles (ou pas, si je procrastine trop) :)

Share

« Les séparations qui font grandir » selon le magazine Parents…

Où comment lire une mine de conneries en moins de 30 lignes, venant d’un magazine étant malheureusement encore la référence pour de nombreux parents?

L’article en question : 

articleantiallaitementparents

Il y a peu je m’étais offusquée d’un article concernant le cododo vu par le même magazine (article ici ), qui était clairement misogyne et dénué de toute information sérieuse.

Aujourd’hui je m’indigne sur un article qui sous entendrait que l’arrêt de l’allaitement est bénéfique pour la communication de l’enfant. Et la première chose que j’ai envie de dire, c’est What the fuck???

Ne lisant pas ce magazine (c’est mauvais pour ma zenattitude), je n’ai pas trouvé la psychologue en question ayant écrit l’article (peut être que la même qui écrit les articles sur le cododo?)… si quelqu’un veut me transmettre l’info, je lui en serais vraiment reconnaissante (pour lui écrire un petit mail bien sympa, à cette psy en question).

J’en suis à me demander si la psychologue écrit absolument maladroitement, où si sa maladresse est une “couverture” (je sais, je regarde trop de séries) pour faire passer ses messages et ses idées, version “l’air de rien je vous oriente, pauvres parents qui ont si peu confiance en eux et qui sont tellement influençables”… A moins que Gallia, Guigoz ou Nestlé ont tellement bien fait leur job publicitaire que la nanapsy a totalement oublié d’être impartiale…

Quoiqu’il en soit, elle ne cite aucune source, n’en a probablement aucune (si ce n’est les laboratoires fabricants de lait artificiel)… et ce qu’elle dit, ça craint du boudin..

Allez, c’est partit pour la décortication d’article :

Parents a écrit : “après quelques mois de tendre fusion, c’est généralement vers 4 mois que l’enfant doit renoncer au sein maternel”

Déjà ça commence fort. “Généralement” fait presque passer la pillule, versus ni une ni deux je t’enfume.

C’est quoi l’âge de 4 mois? L’âge de reprise du travail? On parle souvent d’allaitement jusqu’à 6 mois… peut être que Gallia a décidé de ramener cet âge à 4? “4 mois ça fera bien, il faut renforcer l’idée qu’après il ne faut plus allaiter, 6 mois c’est trop long, on perd 2 mois de boîtes de lait, à 15 € la boîte, il en faut 4 pour 2 mois, ça ajoute 60 € par bébé sevré 2 mois plus tôt… et même si on gagne juste 3000 bébés (sur 800 000 naissances par an c’est jouable), ça nous augmente le chiffre d’affaire de   180 000 € « ….

Parents Intox magazine a écrit : “Il découvre alors toutes les autres possibilités que lui offre sa bouche : elle peut sourire, émettre des sons, provoquer des réactions chez l’autre”

Sous entendu, pauvre Bichounet, s’il était encore au sein il ne pourrait pas découvrir tout ça? Nan parce que les premiers sourires arrivent souvent avant les 4 mois, et ça que l’enfant soit allaité ou pas. Et les sons, aussi… Et dieu merci, les réactions chez les autres, il n’a pas besoin d’arrêter d’être allaité pour en avoir, puisque l’enfant interagit dès la naissance avec son entourage!

Parents Navet a écrit : “A partir du moment où il faut le deuil de la tété, le jeune enfant va utiliser sa bouche pour se manifester, gazouiller et communiquer, non seulement avec sa mère mais avec toute personne proche. Ainsi, son horizon relationnel s’élargit fabuleusement. C’est une belle ouverture qui préfigure l’accès au langage”

Là, je commence à perdre mes mots, où ma diplomatie je ne suis pas sure.

C’est quoi ce truc de faire le “deuil de la tétée”, l’enfant a besoin de faire ce deuil pour se manifester, gazouiller et communiquer? Genre “vas y, souffre Bichounet, comme ça tu pourras gazouiller, sinon tu seras un gros déb incapable de le faire… Puis faut commencer à souffrir maintenant, tu sais la vie c’est chaud patate alors autant t’habituer de suite? »

Là encore, soi disant que si l’enfant tète encore, il sera collé à sa mère et son horizon relationel va s’étriquer entre lui et sa maman? Bullshit! Un enfant, allaité ou nourrit au biberon, va forcément chercher à communiquer!

Et l’ouverture préfigurant l’accès au langage, mais WTF? Le langage à 4 mois? Et si l’enfant tête il ne parlera pas (ben vi Josette, on ne parle pas la bouche pleine nom di diou!)

Parents Bullshit magazine a écrit : “Pour la première fois, il ressent que sa mère peut s’en aller, le laisser seul, lui, si petit, si dépendant. Sur le plan psychique, c’est à nouveau une grande perte : c’en est fini de ce sentiment de fusion si sécurisant. Mais c’est un énorme pas en avant : le bébé peut désormais se reconnaître dans un miroir. Cette prise de conscience de soi est un tremplin vers l’ouverture au monde, le désir d’autonomie…”

Effectivement, il y a bien une angoisse lié à la séparation d’avec sa maman, puisque Bichounet se rend compte qu’elle est distincte de lui. Mais se reconnaître dans le miroir??? Nan mais sérieux, il est connu qu’un enfant n’est capable de se reconnaitre dans le miroir autour de 2 ans! C’est quoi l’idée là? Que la mère se dise “youpi tralala, il est en pleine angoisse de séparation, mais peu importe ses difficultés, il va se reconnaître dans le miroir”?  Surtout quand c’est pas vrai? (ou alors: « Mince, je dois arrêter d’allaiter, mon lardon ne se reconnait pas dans le miroir, si j’avais utiliser Guigoz on n’en serait pas là bordel »)…

Quant à l’ouverture au monde et au désir d’autonomie… c’est ptêt justement l’inverse qui se passe! Les bébés rassurés, comblés, réconfortés, qui peuvent revenir vers leur maman / papa, auront suffisamment confiance pour oser s’aventurer et accéder à la fameuse autonomie… Et ce n’est pas en les coupant de leurs besoins fondamentaux et en n’y répondant pas que ces enfants se sentiront en confiance et oseront se lancer à la découverte de la vie!

Bref, ce n’est pas un article pour faire l’apologie de l’allaitement (même si après 45 mois d’allaitement, je serais hypocrite de dire que je suis pro-nestlégalliaguigoz), mais simplement de remettre les choses dans le bon ordre avec un regard un peu plus neutre que madame la psy qui a écrit ce torchon.

Que vous souhaitiez allaiter ou pas, que vous ayez envie de sevrer à 3 mois ou à 6, ou à 2 ans, ou 7 ans, laisser vous guidez par vos envies et votre instinct. Votre enfant ne sera pas débile, il saura communiquer, et il a surtout besoin qu’on réponde à ses besoins (nourriture, contacts, interactions, amour, communication…) pour se développer correctement.

Mais pitié, lecteurs de parents – infobébés, changez donc de sources d’information… ce magazine (virtuel ou papier) c’est un peu ce qu’est TF1 quand il s’agit de donner de l’info… De la daube!

Pour plus d’informations concernant l’allaitement (des vrais sources! nanmého!) :

Articles de l’OMS : http://www.who.int/topics/breastfeeding/fr/

Recommandation de l’HAS (haute autorité de santé) : http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/Allaitement_recos.pdf

Synthèse des recommandations par la Leache League : http://www.lllfrance.org/vous-informer/promotion-et-protection-de-l-allaitement/949-recommandations-actions-allaitement-sante-publique

Share

Quand la friteuse déborde…

frenchfries-fries-pommefrites-320707-h

Au sens propre du terme…

Petit article du jour, un peu futile, mais j’avais envie de vous raconter une petite anecdote qui décrit assez bien comment les “évidences” ne sont pas les mêmes pour tout le monde.

C’est vrai ça, combien de fois, depuis votre naissance, avez vous entendu la réplique (qui devrait être célèbre d’ailleurs) “MAIS C’EST ÉVIDENT!” voir “MAIS C’EST ÉVIDENT ENFIN!”.

Que ce soit à l’école, en famille, avec ses amis, il y a toujours des handicapés de la communication professionnels de “l’évidence”

Et on se retrouve là, un peu humilié, un peu honteux, de ne pas comprendre cette fameuse “évidence”.

Ce soir, petite scène de ménage à la maison, qui devrait un peu illustrer ce concept…

L’objet du délit : la friteuse

Pour faire court, le barbu me demande de démarrer la friteuse, il y met des frites, et il part se doucher, me laissant avec 2 gnomes en furie (ça ça va), et la gestion de la cuisson des frites (là ça va tout de suite moins bien).

Clairement, ma connaissance en terme de friteuse de rapproche de la capacité d’un escargot à lire le journal sans baver dessus. Autrement dit, je suis une brêle en friteuse, je ne sais pas l’utiliser, l’huile qui boue me provoque des montées d’angoisses, l’odeur me file la nausée, j’ai toujours peur que tout explose (j’ai entendu plein d’histoire d’incendies démarrés par des friteuses), et en prime je ne mange jamais de frites (les acides gras trans et touça).

J’étais donc en train de vaguement regarder ladite friteuse quand je vois du liquide couler sur le coté, genre un léger débordement d’huile bouillante supra liquide et très trans…

Evidemment je n’ai aucune idée du pourquoi, je ne sais même pas si c’est normal…

S’en suit une conversation interieure entre moi et moi qui s’est déroulé à peu près comme ça : 

– Tiens, bizarre ce liquide qui coule, c’est quoi de l’huile? de la vapeur?

– Faudrait pas que ça provoque un incendie, enfin bon la friteuse est dehors au pire ça brûlera juste le balcon

– Je ne vois pas ce que je peux faire, l’huile est bouillante, ça gicle un peu, je peux me brûler au 14ème degré et je tiens à ma peau (sans jeu de mot foireux)

– A surveiller donc (facile, je suis assise en face de la fenêtre qui donne sur la friteuse)

(je sais, nous sommes plusieurs dans ma tête, mais c’est quand même moi le chef)

Soudain j’entends une voie de mâle qui vient du 1er étage et qui braie un vague “tu peux secouer les frites ma chérie d’amour qui a la bonté de s’occuper de cette tâche absolument détestable stoplé”?

Moi qui répond avec une voix de poissonière qui fait les marchés mélodieuse “OK” suivi d’un “je crois qu’il y a un petit problème, il y a de l’huile qui déborde sur le coté” (comme quoi, mon instinct avait quand même compris qu’il n’était pas normal que la friteuse perde ses acides gras trans).

Et là, Ô surprise, s’en ai suivi d’une allumage en bonne et due forme. A savoir que c’était quand même pas compliqué d’enlever le couvercle (comme si je m’étais douté à un seul moment qu’enlever le couvercle allait régler ce problème de débordement d’huile!), l’huile c’est super chiant à nettoyer (ça je suis bien d’accord, quoiqu’avec un peu de litière pour chat ce n’est pas si pire), que purée au lieu d’être sur mon téléphone je pouvais quand même aller m’occuper de ça (j’étais avec mon fils en train de faire un câlin, mais il faut savoir que le mâle en colère, même à un autre étage, croit savoir ce que tu es en train de faire), que c’est vraiment pas possible (sous entendu d’être aussi con? Ou débile? Ou quoi?).

Forcément j’ai répliqué un vague truc pour clamer mon innocence incompétence assumée mais j’ai bien vu que pour lui, c’était juste IN-CON-CE-VA-BLE de ne pas savoir faire marcher une friteuse.

Bref, une incompréhension somme toute super classique.

Parce que l’évidence de l’un, à savoir ici faire fonctionner une friteuse sans mettre le feu et sans faire déborder l’huile, n’est pas du tout celle de l’autre. Que ce n’est pas de la mauvaise volonté, vraiment pas, c’est juste qu’à ce moment là précisément, on n’est pas sur la même planète…

Alors certes, les hommes viennent de mars et les femmes de vénus, en prime je suis “cerveau droit” (autant dire qu’il n’y a pas que la cuisson des frites qui me posent problème) et mon homme “cerveau gauche” (plus facile dans cette société), il y a peut être le cablage ou je ne sais quoi, mais c’est impressionnant le nombre de fois ou l’incompréhension est absolue.

Dans l’autre sens aussi, bien sûr, quand il a lavé tout le sol avec du liquide vaisselle pur mis à même la serpillère, c’était à peu près la même situation inversée. Il s’était dit que ce serait propre et dégraissé, et moi je ne comprenais pas comment il avait pu penser que le sol serait propre après ça (il a fallu que je rince 4 fois à l’eau). Nan mais ce n’est pas E-VI-DENT qu’on ne lave pas le sol avec du liquide vaisselle pur?

Sauf que moi, dans ma bonté absolue, mon empathie et ma tolérance extrême, je ne lui passe pas un savon quand il lave le sol au liquide vaisselle (en même temps, il serait capable de laver le sol avec ledit savon).

Et puis, cette histoire de friteuse, ça m’a aussi renvoyé à la petite moi, celle qui se faisait engueuler car elle n’avait pas compris ce qu’on attendait d’elle.

En même temps, quand dans un énoncé tu as : une famille habite dans un appartement de service au sein d’une gendarmerie, au centre d’un petit village pittoresque du sud de la France, dans le département du Vaucluse… et que là question est “où habite la famille”, vous ne vous en posez pas vous, des questions?

Ou quand tu as sur une liste de courses avec “courgette = 1” c’est 1 courgette ou un kilo de courgette? Et quand on t’envoie chercher le “papier d’alu, dans le placard en bas à droite” et que la seule boîte de papier alu est en haut à gauche, il faut la ramener ou pas la boite? Quelle est l’information capitale, le papier d’alu ou l’endroit où il se situe? Parce que si ça se trouve celui en haut à gauche, il est pour quelqu’un d’autre? Ou ce n’est pas la bonne marque?

Bref, je m’égare… j’avais juste envie de raconter ce truc un peu futile qui m’a quand même pourrit un peu ma soirée. Parce qu’il y a de l’huile de partout, que je me suis pris une brasse, que je voulais vraiment bien faire,

Donc, histoire de me répéter encore un coup, les évidences des uns ne sont pas les évidences des autres… et qu’il faut VRAIMENT le garder en tête, notamment au sein du couple, quand la cocotte est pleine et que le vase déborde en fin de journée :)

Sur ce, je m’en vais jeter la friteuse.

Share

La phobie des bruits de bouche…

sugar-cube-1325425-1280x800 (2)

… et d’autres bruits insupportables…

Ca fait longtemps que j’avais envie de vous faire un article sur le sujet, car je suis sure que ça touche des taaaaas de personnes innocentes… mais ce n’est pas si simple de « dévoiler » une nouvelle partie bizarre de soi sans craindre le regard des autres (et ouiiii ce satané regard)… Et puis mon barbu, en insistant lourdement (traduire : en s’amusant à grignoter à 2 cm de mon oreille et en disant la bouche pleine « c’est pour ton prochain article » ) m’a un peu poussé à la tâche.

Je n’aime pas le bruit. Je suis vite agacée par les bruits, de fond, de voitures, de gens qui parlent fort, de cliquements, de claquements, des cris de gnomes, des tics tacs, les ventilations… et j’ai l’impression que ça a toujours été le cas.

Pendant un moment, je pensais que c’était dû au fait qu’ayant eu des troubles auditifs enfant, j’avais baigné dans une atmostphère feutrée pendant des années et que je n’avais jamais pu m’habituer aux bruits par la suite. Ou peut être une simple hyperacousie (une intolérance aux bruits  en langage “jmelapète”), probablement même. D’ailleurs, les gnomes le savent, quand je commence à devenir violette avec de la fumée qui sort des oreilles en disant “c’est trop, le bruit, là, c’est trop”, c’est que je suis à deux doigts de leur retirer les cordes vocales avec une pince à épiler et qu’ils ont plutot intérêt à baisser les décibels.

Ca, c’est le coté sympa, mignon. Ca fait assez classe, dans une société où il faut toujours avoir des problèmes pour exister, de sortir un petit “moi, je suis supra sensible aux bruits, c’est vraiment handicapant au quotidien, tu comprends Emile, après une journée de boulot toute seule en silence dans mon bureau je n’en peux plus, et puis les enfants qui s’y mettent le soir (en même temps ça rattrape le silence du bureau x 14 589 fois), les boules du lave linge qui tapent contre la vitre, et la ventilation de l’ordinateur, c’est vraiment dur mais je vis avec un casque antibruit je prend sur moi .

Et puis il y a le coté un peu moins sympa. Genre certains types de bruits qui m’exaspèrent sauf que ça fait bien moins classe dans une conversation.

Je croyais que ça faisait partie du package hyperacousie, mais nan! Ca porte un mot tout mignon qui s’appelle “Misophonie” qui est une réponse émotionnelle anormale face à certains sons. Chez certains ça peut être le bruit des touches de l’ordinateur quand on tape dessus, chez d’autres le bruit d’une carotte qu’on épluche, le baillement, des ongles qu’on coupe, tout un tas de bruit apparemment inoffensifs et quotidien.

Chez moi, ce sont les bruits de bouche. Quand les gens mangent la bouche ouverte, avalent bruyamment, mangent certains type d’aliment (genre pommes, bananes, figues sèches, gaufrettes, croûtons, biscottes…), parlent la bouche pleine… Et là, ça fait tout de suite moins classe de dire “écoute, je suis misophone, tu veux pas aller manger tes croustibats plus loin stoplé?”.  D’autant plus si moi même je suis en train d’en manger et que mon propre bruit ne me gène pas (c’est ça qui est terrible en plus, c’est qu’on n’est même pas légitime de ne pas supporter ce que quelqu’un fait quand on fait pareil!).

Le truc, c’est que ça engendre des réactions super disproportionnées, du dégoût, de la colère, voir de la haine et on ferait n’importe quoi pour que le bruit s’arrête. Et comme ça concerne vraiment des bruits totalement banaux, ça peut vite virer au cauchemar pour soi même et pour l’entourage.

big-mouth-1499469-639x502 (2)

Il faut avouer que ce n’est pas simple d’avoir envie d’étrangler sa voisine de réunion qui mange une pomme, d’enlever les yeux à la personne qui mange des chips la bouche pleine pendant l’apéro, d’arracher la langue à celui qui mâchouille un triple chewing-gum en parlant en même temps… De dire “mais put*** arrête de respirer si fort!” et de se mettre à haïr l’innocente personne qui assure juste sa survie en se nourrissant et en respirant!

Un jour j’étais chez un client, plus ou moins sourd, et sa femme m’avoue qu’elle était tombée amoureuse de lui pour 2 raisons : parce qu’il avait un air de Robert Redford quand il l’écoutait (elle a découvert plus tard que comme il était plutôt sourd, il s’approchait en plissant les yeux pour se concentrer afin de l’entendre), et parce qu’il mangeait sans faire de bruit.

Et là, Alléluia, je me suis dis “je ne suis plus seule”! Non pas parce que j’aime Robert (quoique pour son age… ), mais parce que j’avais toujours eu trop honte pour verbaliser le fait que je ne supportait pas les bruits des gens qui mangeaient! S’en est suivi d’1 heure de discussion sur le sujet, tellement c’était plaisant pour toutes les 2 de rencontrer quelqu’un qui avait le même problème.

Bon, dans cette histoire de misophonie, il y a plusieurs degrés de gravité, certains n’ont plus de vie sociale, vivent avec des bouchons d’oreilles ou un baladeur vissé sur les oreilles et doivent prendre des antidépresseurs pour fonctionner à minima, d’autres s’isolent complètement pour ne plus subir ces bruits qui les rendent vraiment malheureux.

Ici, on a plutôt décidé d’en rire, parce que dans mon cas ce n’est pas invalidant,qu’au final c’est assez cocasse et que dieu merci je vis dans une famille masochiste compréhensive. Parfois, mon  barbu débarque avec une tablette de chocolat au riz devant le Pc, et là ça pourrait vite tourner au drame (non mais sérieux, écoutez quelqu’un manger une tablette de chocolat au riz, ça craque, ça salive à mort, ça suce le chocolat et ça avale bruyamment!), mais mon homme n’est vraiment pas susceptible et on arrive à trouver un consensus. Mon fils adore venir manger sa banane tout près de mon oreille, en me disant “maman, écoute bien” et en en rajoutant des tonnes en riant, et finalement ça passe assez vite (tant qu’il ne mange pas 2 bananes on est sauvé).

Sinon, j’essaye de défocaliser un max, ce qui m’est assez facile quand on est nombreux, quand je suis à table avec des amis, beaucoup moins hors contexte (la croqueuse de pomme professionnelle en réunion, j’vais me la faire).

Il semblerait que près de 20 % de la population soit touché à des degrés plus ou moins importants. Dans certains cas, ça peut être lié à des formes d’autismes (syndrôme d’asperger), de bipolarité, d’anxiété, de troubles obsessionnels.

Mais comme je préfère percevoir les choses sous un angle positif, il a été démontré par des chercheurs de la  Northwestern university que les personnes perturbées par des bruits extérieurs obtenaient d’excellents résultats aux tests de créativité. Apparemment, le “filtre sensoriel”, qui est la faculté de sélectionner les informations utiles et d’ignorer les autres, n’est pas efficace chez ses personnes. Ca peut causer cette misophonie, mais aussi engendrer des difficultés de concentration… Ce qui est également un symptôme retrouvé dans les caractéristiques des personnes hypersensibles et celles à hauts potentiels.

Bref, si vous souffrez de misophonie, peut être êtes vous un grand créatif qui s’ignore :) ou quelqu’un tourné vers la pensée abstraite, ou un être qui utilise principalement son cerveau droit, ou un humain hypersensible, ou une personne à haut potentiel, ou juste quelqu’un qui galère tous les jours à table.

Pour finir, une petite vidéo test… Si vous êtes capable de supporter les bruits de cette vidéo, c’est que vous êtes clean… Sinon, probablement aussi, car honnêtement qui peut survivre à 5 longues minutes de ce type de bruit????  (j’ai tenu 21 secondes … oui mon seuil de tolérance est bas, si on prend on compte qu’il n’y a pas de bruit les 10 premières secondes)

Liens utiles :

La misophonie, expliqué par Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Misophonie

Le portail de la misophonie : http://misophonie.fr/

Description de la pathologie + description clinique par la revue médicale suisse : http://www.revmed.ch/rms/2015/RMS-N-462/La-misophonie-ou-l-aversion-pour-le-bruit-a-propos-d-un-cas-clinique

Pour ceux qui maîtrisent le néerlandais (où les utilisateurs de translate), le site du centre académique de médecine d’Amsterdam, spécialisé dans la misophonie : http://www.amcpsychiatrie-angst.nl/behandeling_angststoornissen_misofonie.htm

Share

Cododo et sexualité, l’avis d’Infobébés en … 2016

cododo_8

Aujourd’hui plus que jamais, les jeunes parents ont besoin d’être rassurés concernant leur choix de maternage / d’éducation / de fonctionnement vis-à-vis de leur progéniture. Et il y a des milliards de magazines, de blogs, d’articles destinés à répondre à leurs questions. Certains magazines sortent du lot et sont connus et reconnus du « grand public » depuis des années… et paraissent être une source fiable d’information…

J’avoue que je ne consulte pas du tout la plupart de ces magazines et ce pour plusieurs raisons :  trop d’incitation à acheter des tas de choses inutiles, avis très tranchés, articles super culpabilisants pour les parents en renvoyant une image totalement erronée de la réalité (vous savez les trucs de familles ricorées et de croyances sociétales que j’évoque souvent). C’est probablement très innocent avec un réel désir de bien faire, mais on est très très loin de lire des mots qui redonnent confiance à nos capacités de parents.

Je fuis donc clairement ce type de lecture…. Mais force est de constater que même si je ne vais pas vers l’information, celle-ci finit par arriver vers moi (merci les réseaux sociaux).

Aujourd’hui il est question de cododo sur le site d’Infobébés…  Clairement, le cododo n’a pas du tout bonne presse à leurs yeux, il suffit d’aller taper « cododo » dans le moteur de recherche de leur site internet pour s’en rendre compte (et aussi augmenter les pages lus sur leurs statistiques, donc à utiliser avec modération).

L’article en question s’appelle « Vrai/faux sur le cododo » (donc normalement objectif avec preuves scientifiques à l’appui… en théorie). Grosso modo selon eux le cododo favorise l’allaitement, c’est instinctif mais c’est dangereux pour le bébé (nous sommes des parents inconscients), ça ruine toute la future vie du gnome qui va rester coller à vos basques jusqu’à 78 ans (nous sommes des parents irresponsables), ça lui donne des habitudes toutes pourries d’entrée de jeu (nous sommes des parents trop permissifs), ce n’est pas bénéfique pour son développement (nous sommes des parents maltraitants), ça n’améliore pas la qualité / quantité de sommeil (nous sommes des parents masodestructeurs), ça peut le tuer (nous sommes des parents meurtriers), et ça ruine ta vie sexuelle à tout jamais (nous sommes des parents qui n’auront qu’un seul enfant)…

Aujourd’hui il ne s’agit pas seulement d’avis sur le cododo, il s’agit de la violence, du poids et du danger des mots utilisés. A mes yeux il n’est plus simplement question de désinformation sur un sujet, c’est bien plus grave que ça. Et au nom des femmes, des mères, des futures mères mais aussi des hommes, des enfants et de leurs besoins, des couples homosexuels, du respect des choix des parents, de l’égalité des sexes… Je n’ai pas pu me contenter cette fois de soupirer en levant les yeux au ciel…

Voici donc un extrait dudit article (désolé, je ne souhaitais pas mettre le lien accessible directement pour ne pas promouvoir cette page, mais vous retrouverez directement cet article sur leur site).

article cododo image

En tout premier, j’étais totalement incrédule. Je pensais que c’était genre une blague pour rappeler les 1er articles existants sur le sujet par exemple. Et j’ai vu que non. Alors J’ai regardé l’auteur de l’article… je ne sais pas moi, un vieux psychiatre freudien de 74 ans  ça aurait été énervant mais à la limite presque compréhensible car la culture et le fonctionnement de l’époque était très différent. Mais nan, l’auteure est une dame qui est psychologue clinicienne et mère de deux enfants, et qui est aussi le chef de service psycho-couple du magazine en question….

Je ne sais pas vous mais moi j’ai commencé à vomir dès la première phrase « un bébé empêche le père d’avoir sexuellement accès à sa femme ».

Un petit peu de Français de base :

Accès : moyen d’accéder, procédure d’introduction / voie d’approche d’un lieu / poussée passagère d’un état pathologique / procédure de récupération des données

Si je traduis littéralement, ça voudrait donc dire : « le père devrait pouvoir réaliser une procédure d’introduction  dans sa femme »  c’est bien ça ?

Donc, la présence du bébé empêche le père de s’introduire comme il le souhaiterait dans sa femme ou de s’en servir comme il voudrait (un peu comme d’une bière, de la télé, de l’autoroute, du canapé). D’ailleurs, c’est Le Père et Sa Femme. Monsieur est nommé Père, Madame est nommée « sa Femme » comme si elle était sienne en priorité. Pas mère, pas individu capable de s’autoappartenir. Non. Comme quand on s’appelle Madame Francis Cornebidouille alors qu’avant c’était Josiane Treslibre. Sauf qu’on s’est marié. Donc on ne s’appartient plus, même en 1923 2016 dans cet article.

On en parle de l’égalité des sexes là ? Et de la culture du viol ? Des femmes qui se sentent « obligées » depuis des décennies et des hommes qui passent pour des irrespectueux immoraux égoïstes ? Des couples homosexuels qui peuvent aussi avoir des enfants et pratique le cododo ? D’autres paramètres qui peuvent empêcher la reprise de rapports sexuels (douleurs, suite d’épisiotomie et de césarienne, périnée dans les baskets, épuisement, burn out et j’en passe) ? De la libido des femmes qui a le droit d’être exprimée également sans honte ? 

Continuons l’analyse…

« si l’enfant reste dans la chambre des parents, c’est qu’il y a un problème, que le couple est passé du conjugal au parental, que les parents fuient l’intimité du tête à tête amoureux ».

On retombe dans l’esprit hyper culpabilisant. Selon eux il y a un problème. Le couple est devenu un couple parental. Mince alors. Il est donc impossible d’être un couple parental ET un couple conjugal ? Il faut donc rester couple conjugal (quoi ? nous sommes devenus parents ???) et  accepter l’introduction de Monsieur selon son bon vouloir. Si ce n’est pas le cas, c’est que les parents fuient l’intimité du tête à tête (ou autre partie du corps, selon l’accession à Madame). Génial. Sublime. Ou comment en rajouter une couche à une jeune maman épuisée qui a déjà l’impression de tout rater.

Et enfin…

 « bien sûr, il est possible d’imaginer les rapports sexuels dans d’autres lieux que le lit conjugal, mais cela demande de l’organisation, de la liberté et de la disponibilité que n’ont pas les parents d’un tout jeune enfant. »

Evidemment il n’y a pas d’autres options. Les parents ne sont pas créatifs, n’ont pas envie de passer du temps ensemble, et il est clair que comme la libido revient aux hommes et que les femmes subissent tout, elles n’ont pas la capacité de communiquer donc elle fuit la relation en gardant le gnome dans le lit.

Donc si on récapitule, le Père  doit pouvoir s’introduire dans Sa femme quand il le souhaite, le couple doit rester conjugal (et laisser son bébé avec ses problèmes, nanmaisoh chacun sa m****), et les parents étant de gros blaireaux incapables de trouver des solutions ils ne pourront pas gérer eux même leur intimité et devront s’en remettre aux conseils stupides et culpabilisants de cet article… 

Bon, je ne suis pas psychologue clinicienne, et je ne prétends pas tout connaître sur le sujet, loinnnnn de là. Mais je ne comprends pas pourquoi les choses sont tournées de cette façon. Pourquoi ne pas transformer les remarques culpabilisantes en idées positives? Laisser chaque couple se définir ou se redéfinir? Chaque mère avoir la liberté d’être mère à sa manière? Pourquoi ne pas donner des cartes aux familles, proposer des vrais solutions, sans juger ni imposer?  Pourquoi ne pas informer réellement de manière constructive? 

Des titres tels que « retrouver l’envie de passer du temps à deux »? ou « où faire l’amour quand le gnome squatte le lit parental? » ou même « quelles sont les règles à respecter pour assurer la sécurité en cododo? » et se baser sur des VRAIS ETUDES, pas sur les pensées d’une poignée de Psychos/psychias un peu aigris ou frustrés ou occidentalisés ou que sais je!

Dans tous les cas, parents et futurs parents, ayez confiance en vous et écoutez votre petite voix intérieure… ce sera bien plus positif que de vous faire culpabiliser si vous ne rentrez pas dans les clous d’un quelconque magazine…

Et Amis lecteurs, je vous invite à allez aussi dire vos pensées et votre mécontentement au journal… Je crois très fort que c’est en exposant nos points de vues et nos désaccords que nous pourrons être écoutés et respectés dans nos avis!

 Edit : LA phrase gênante a été modifiée. Donc on ne parle plus « d’accès à la femme », mais le reste de l’article reste le même. Un début….

Share

Rester dans la bienveillance…. ou s’enfermer dans les toilettes

WC pleine nature

Ou ailleurs, mais de préférence une pièce qui dispose d’un verrou.

Comme certains le savent, je suis totalement dans les principes de maternage proximal / non violence / répondre aux besoins d’everybody in the family / et touça / et touça

C’est pleiiiiin de beaux principes super durs à appliquer mais comme dis le dicton « quand on veut on peut » (ou du moins on essaye)

Pour resituer le contexte, ici 2 gnomes, un presque4ans hypersensible version Hyprasensible, et  une 19moissuperglue versus Morue.

Donc forcément, selon les diktats sociétaires, c’est le PA-RA-DIS, les 2 s’adorent, nous adorent, nous écoutent, sont géniaux et évidemment l’Hypersensibilité c’est une Superqualité (ce sera un créatif) et la Morueté aussi (faut bien ça dans la vie).

Bref, on ressemble en tout point à la famille Ricorée (sauf la nappe à carreaux rouge et blanche, je ne suis pas fan)

La réalité, ce n’est pas exactement ça, à quelques détails années lumières près…

Cette semaine, c’est une de ces semaines où ce n’est pas 1 grain de sable qui se met dans le rouage pour créer un peu d’animation, c’est plutôt toute la plage de Palavas les flots qui s’est invité dans mon organisation (sachant que l’organisation et moi, nous n’avons déjà pas exactement d’affinité au départ comme j’en parle à plusieurs reprises sur le blog).

Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’intuition que pas mal de mamans vivent aussi avec la plage dans leur maison, nan ?

Et dans ce contexte, pas toujours facile de rester dans la bienveillance (et le touça touça nan plus)

Tout commence Lundi (normal, c’est le début de la semaine, la reprise du travail, de l’école et de la crèche après ces vacances adorables en famille Ricorée).

Donc Lundi, après lesdites vacances, je dépose tout le monde là où il est censé être (et sans me tromper !). Le grand à l’école, la mini à la crèche, moi au travail chez le médecin car malade depuis le début des vacances et je gagne 3 jours pour dormir tout mon saoul.  Génial, je rentre dormir.

Récupération des gnomes cuits par leur journée, je me dis « top ils vont se coucher tôt »…  Le grand dans sa chambre, la glue dans le dos de son père, on range et je suis pleine d’espoir… Un peu de temps calme en perspective. Et puis, L’accident, le Barbu transvase de l’eau bouillante dans une casserole et le pied de Gluemorue se retrouve ébouillanté. Soirée aux urgences pour GlueMorue et moi, le Barbu reste avec le gnome en attendant qu’on rentre…

Forcément, c’est difficile pour tout le monde, mon cœur de maman Louve, la culpabilité de papa Poule, la douleur d’une Morue au pied cuit, et la jalousie/angoisse/ambyvalence d’un Chaton hypersensible.

A partir de là, la couleur de la semaine à venir est déjà définie. Allers-retours à l’hôpital pour les changements de pansements, angoisse d’une infection, on fait les paranos sur la fièvre (elle ne serait pas un peu chaude ? c’est sur ? certain ? le thermomètre est fiable ?), l’évolution de la brûlure, la cicatrisation,  sans compter la Morue en mode ExtrasuperGlue qui passe ses journées et nuits collée à sa mère (moi, donc)

Forcément, le grand est SuperJaloux de l’attention qu’on porte à sa sœur, mais aussi inquiet pour le pied de sa sœur, il explique à tout le monde que « papa a brulé ma petite sœur » (non, je n’ai pas encore reçu la visite de la PMI), donc il ne veut plus faire la sieste, ni dormir la nuit (ben oui « pourquoi je suis tout seul et vous tous ensemble ? »). Et quand il dort, il nous fait des blagues, genre petite crise de somnambulisme à 1h du matin, discussions passionnées en dormant… Donc on le réintègre dans notre chambre qui comporte aujourd’hui 3 mètres x 2 de matelas.

Il y  a aussi l’épuisement qui vient se faire sentir, les nuits SuperHâchés entre les crises de l’un, les besoins de l’autre (mais comment vous faite avec 3 / 4 / 5 gnomes ???)… Je passe les détails sur les détails administratifs, pharmacie, point directrice de crèche, travail pour dire que je n’irai pas jusqu’à nouvel ordre, trajet pour Mr qui a perdu son droit de conduire quelques mois…

Et c’est le craquage.

Pas le vrai craquage hein, le craquage où d’un coup c’est juste trop. Ton fils te demande pour la 103ème fois de monter dans le placard regarder s’il y a du chocolat, ta fille tête pour la 45ème fois de la matinée, le chat chie à côté de sa caisse, l’eau est froide depuis 2 jours et il n’y a plus de chauffage à cause du voisin qui a coupé les vannes avant de partir en vacances, le sèche-linge fuit et tu mets le pied dans l’eau (ouf, pas celui bandé de la Morue), la branche droite de tes lunettes neuves se désolidarise du reste de ta monture, tu es toujours sourde de ta sinusite et tu as l’impression d’avoir 15 cerveaux dans ta tête et un brouhaha digne d’un comice agricole.

Et là tu cries. Colère

Mais pas le petit cri minuscule genre « ça suffit maintenant, on va tous se calmer et faire une partie de croque carotte », non, le CRI genre « putain de bordel de merde, mais STOOOOOOOOOP !!!! »

Ton petit mignon d’hypersensible hurle donc à la mort, blessé, bafoué, meurtri – sans exagération aucune de ma part hein, c’est le truc avec les hypergosses, ils sont géniaux créatifs et touça, mais tout est un peu intense – descend de la chaise où il était perché en demandant pour la 104ème fois de monter dans le placard voir s’il y a du chocolat, s’aperçoit qu’il a un bleu (vieux de 4 jours), et hurle qu’il est blessé… Alors la pression redescend, faut calmer tout ça, revenir dans la bienveillance, s’excuser d’avoir crié, faire un gros câlin aux petits culs choqués, aux chats paniqués, faire un coucou au voisin qui a dû tout entendre…

Parce que la bienveillance et touça, la communication non violente, le maternage, l’accompagnement adapté, la parentalité positive…. C’est vraiment génial… pleins de livres traitent du sujet, et aussi des forums…  Mais dans la réalité d’humains juste humains, de parents juste parents, d’enfants juste enfants, ce n’est pas forcément facile à appliquer et ça demande plus que presque4ans d’entraînement intensif.

Moralité : parfois, c’est vraiiiiment difficile de rester dans la bienveillance, et il vaut mieux aller respirer dans les toilettes ou s’enfermer dehors. Ou l’inverse peut être.

Donc, ma résolution 2016, c’est d’essayer de rester dans la bienveillance, et aussi de m’enfermer dans les toilettes quand je sens que ça va déraper. Avec un bon magazine. Si ça existe encore.

Share

Que l’amour gagne! (attentats de Paris du 13 nov)

414008-attentats-a-paris-l-hommage-aux-diapo-2

Je ne peux qu’imaginer, la terreur des gens, l’horreur de ce qu’il se passe, l’épanchement de haine, le bruit, les cris, les derniers souffles…

Je ne peux qu’imaginer,  le regard des survivants qui voient les corps tomber, le sang au sol, l’abomination à l’état pur…

Je ne peux qu’imaginer, la boule au ventre de ceux qui attendent des nouvelles, pétrifiés de ne pas en avoir, qui ne peuvent plus respirer, qui ne peuvent plus se coucher, qui regardent leur téléphone à chaque fois qu’il s’éclaire…

Je ne peux qu’imaginer, l’écrasante nouvelle de la perte de d’un conjoint, d’un parent, d’un enfant, d’un frère, d’un cousin… un monde qui s’écroule au nom de la haine…

Les minutes et les heures passent, je ne peux qu’imaginer et ça fait déjà tellement mal !

Plus tard, je vois aussi les images des corps, les vidéos, je n’appuie jamais sur Play… Oui savoir ce qu’il se passe, non pour le voyeurisme… Je pense à ceux qui y voyent leur mère, leur enfant, mort où se faisant tuer, cette image qui sera le dernier souvenir de l’être tant aimé…
Je ne comprends pas, pourquoi tant d’impudeur, pourquoi l’information doit être malsaine, à quoi bon cette avalanche d’images chocs qui donnent envie de vomir, de se terrer, qui incitent aussi à la vengeance…  Je préfère ne pouvoir qu’imaginer…

Aujourd’hui je regarde toute cette solidarité dans le monde et je me dis que tout n’est pas perdu…

J’ose espérer que l’amour gagnera, que l’amour sera plus fort, et que par ces actes ignobles les gens prennent conscience que l’important réside dans ces valeurs d’amour, de solidarité et d’entraide.

Je me dis que la pensée de chacune de ces victimes doit nous inciter à ouvrir notre cœur, notre âme, et avoir envie de participer à créer un monde meilleur, un monde d’amour et non de haine ni de vengeance.

Ce soir je regarde mes enfants, je les observe simplement jouer, respirer, tomber, rire, dormir, courir, se caliner, se tirer la tignasse, se réconcilier… L’innocence, la joie, l’enfance, l’amour… je souhaite qu’aucun d’eux n’ait jamais à traverser ces horreurs, que l’amour gagnera… Et je pense aussi que c’est la responsabilité de tous de transmettre ces valeurs à nos enfants, qui seront les adultes de demain…

Que les messages que nous véhiculons soient des messages d’entraide, de solidarité, de partage, de respect, de don, d’échange, de tolérance, et non des messages de haine, des amalgames d’intolérance, de racisme…

L’amour crée l’amour et la haine renvoie au néant

2048x1536-fit_dessin-peace-for-paris-realise-apres-attentats-13-novembre-2015-artiste-francais-jean-jullien

 

 

 

Share

« La jupe double peine » m’aura doublement énervée…

Elle est pas belle ma jupe?

Elle est pas belle ma jupe?

Ma réaction suite à la lecture d’un article du journal « le Monde »

Pour être tout à fait honnête, je ne lis jamais rien qui se rapporte à la mode. Parce que clairement, la mode, je m’en fiche pas mal. Je suis plutôt du genre à choisir en fonction de l’aspect « je travaille donc ça doit coller aux obligations vestimentaires de la boite » ou « je ne bosse pas et c’est la fête du string sarouel et plus je me sens confort et mieux c’est ».

Qu’on soit bien d’accord, je ne dénigre pas du tout le blogging/blogage mode, bien au contraire ! J’irai même jusqu’à dire que c’est indispensable pour faire évoluer les mentalités.
 Clairement, montrer la mode sur des humaines normales permettra à toutes les humaines normales (soit 99,99% de la population) de se sentir normales et peut être qu’un jour on aura une majorité de femmes bien ou en tout cas mieux dans leur corps !

Soyons honnêtes, les médias nous montre des nanas photoshopées censées représenter un idéal… idéal clairement inatteignable, mais les arguments sont nombreux pour perdurer dans cette voie : l’absence de forme fait ressortir les vêtements positivement  / la femme maigre a l’air dynamique et de prendre soin d’elle / on a besoin de cette image pour que les jeunes femmes continuent le consommer des pillules amincissantes et d’acheter des barres de régimes  / ça crée des emplois …

Bref, je m’égare. Une copinaute bloggeuse mode horrifiée a partagé un article d’une chroniqueuse mode qui écrit pour le Monde.  Je l’ai donc lu. Et depuis je rumine.

« La Jupe Double Peine »

L’article parle de la « jupe double peine », son introduction est la suivante : « Certes très longue, la jupe type Falbala ne camoufle pas exactement les kilos et poils superflus, elle fait juste semblant, tout en transparence… » Ca commence très fort…

Clairement l’article est insultant, humiliant, tournée sur un ton humoristique mais qui ne prend pas. C’est un manque de respect des femmes, pire que de la mysoginie et c’est écrit par un femme, qui appuie encore un peu plus la pression sociétale qui exige d’une femme qu’elle soit belle, mince, épilée et qu’elle ait un goût conforme.

L’article est culpabilisant, les termes employés sont atroces, on parle de  «format phoque / baleineau »en parlant de certaines femmes, de « cache-misère lipidique » pour décrire une jupe longue, de « taille élastiquée qui permet d’enquiller couscous garni et chauffre chantilly », de « rectangle mou et sans complexe» pour décrire la femme de dos, et je passe sur l’analyse des choix de sous-vêtements, de diktat sur l’épilation en passant par l’analyse du pourquoi du comment du surpoids avec des phrases magiques telles que « il va falloir trouver autre chose pour pallier les abus de purée-chocolat chaud de l’hiver », insinuant à plusieurs reprises que la femme ronde se gave sans retenue. 

En lisant l’article, j’étais vraiment choqué, outrée, en colère…  Je me suis demandée si l’auteure de cet article est complexée, grossophobe, cellulitophobe, si elle a un sens de l’humour totalement douteux, un syndrôme autistique non remarqué ou une méchanceté absolue…  Mais finalement peu importe.

C’est écrit, des milliers de femmes liront cette chronique, des milliers de femmes se sentiront mal à l’aise au moment de choisir leur vêtement, que ce soit une jupe longue, un string ou une culotte SM, et pire encore ça peut renforcer l’image déjà désastreuse de tant de femmes qui essayent de se sentir du mieux qu’elles peuvent avec  leur corps.

« Où comment bafouer la liberté d’expression  quand le commentaire dérange »

J’ai voulu écrire directement une réponse à cet article sur la page FB du monde.
J’ai écrit un commentaire qui disait qu’il serait tellement mieux d’apprendre aux femmes à s’aimer et à s’accepter quel que soit leur corps, leur choix, leur poil, leur culotte, plutôt que de les descendre avec des propos mysogines, destructeurs et irrespectueux… Et qu’au lieu d’essayer d’être belles, nous les femmes devrions plutôt essayer d’être libre… car nous SOMMES TOUTES BELLES !!!!

Et quelques secondes seulement après publication, mon message était supprimé…
Censure ! Au lieu d’assumer cette article, peut-être d’en expliquer le but, ou le sens, voir même s’excuser, ce qui serait signe de remise en question. On préfère censurer ceux qui parlent, qui osent dire qu’il n’est pas correct d’écrire des articles irrespectueux et blessants pour les femmes,  qui essayent de s’élever contre ces obligations physiques induites par une société de consommation et des siècles de patriarcat.

Aussi j’écris cet article, parce que ça ne me paraît pas futile, parce que j’ai envie d’aider les femmes à s’aimer, de les aider à se sentir libre… d’être elle-même, de s’aimer comme elles sont, et d’oser l’ouvrir pour se révolter de ces formes de maltraitances !

Pour lire cet article infâme c’est ici http://www.lemonde.fr/m-actu-chroniques/article/2015/06/29/la-jupe-double-peine_4661467_4573473.html

La page FB du journal  Le Monde, pour vous offusquer (et être censurée comme moi éventuellement) c’est ici : https://www.facebook.com/mlemagazinedumonde/photos/a.262382920468212.65782.260968353943002/989162611123569/?type=1&comment_id=989765204396643&offset=0&total_comments=39&notif_t=photo_reply

Un contre article très bien écrit que je trouve excellent, et qui a le mérite en plus de présenter des liens très intéressants à lire c’est  ici : http://www.madmoizelle.com/jupe-double-peine-sexisme-389145

Et je vous invite à partager un maximum, à vous élever contre ce type d’irrespect et d’humour totalement douteux ! Partagez mon article, celui de Mademoizelle, même celui du monde en vous offusquant d’oser lire ce genre d’écrits.

Et n’oubliez pas mes chéris : vous êtes BELLES !!!!! Ronde, maigre, épilée, poilue, grande, petite, en jean, en jupe longue, en string, en culotte ou nues en chaussettes de ski !!!!! 

Share

Les top 263 des réflexions qui t’achèvent…

Quand tu es déjà 20 000 lieues sous les mers.

Il y a quelques jours je me disais « ouah, j’ai survécu à l’hiver ». Bon en réalité on est au printemps depuis 2 mois bien appuyés et j’ai toujours l’impression d’être en apnée. Mais j’ai quand même survécu à l’hiver.

Clairement, l’hiver, c’est la saison pourri quand tu as des gnomes… ils sont petits, potentiellement très souvent malades (surtout en crèche et en maternelle), ils manquent de défoulage de gambettes  au grand air et nous de lumière… Pour peu que ton homme soit malade ( il sooouuuuuffre et pense mourir bientôt de son angine virale – la même que tu as eu la semaine d’avant), que tes collègues de boulot soient absents, que tu sois un poil perfectionniste  et que tu souhaites faire des choix éclairés dans à peu près tous les domaines pour que ta vie devienne un enfer.

J’vous vois bien vous marrer, les mamans amnésiques qui ont des enfants grands, les papas qui n’ont pas à être le parent par défaut (traduire : celui qui doit penser à tout tout le temps, que ce soit de mettre le calbute de rechange dans le sac de crèche à se lire les pavés pour savoir contre quoi vacciner ou surtout éviter, en passant par gérer l’organisation du quotidien ou du pique-nique de mamie Gertrude), les sans enfants qui affirme avec certitude que leurs gosses à eux fera ses nuits à 2 jours et il obéira direct, parce que c’est quand même pas compliqué d’être parent.  

Moi sérieusement, j’en bave. Et j’suis pas la seule. Parce que j’ai plein de copines mamans qui sont comme moi, cernées, épuisées, et qui perdent totalement confiance dans leur capacité de maman. Et ce quel que soit le statut social, le travail (extérieur ou pas), le nombre d’enfants, le lieu d’habitation, l’investissement du papa. Rien ne t’aide à ne pas finir moisie, dépressive, en burn out complet, et ce même si tu n’as AUCUNE raison, selon l’imaginaire collectif en tout cas, d’aller mal.

Ce qui est terrible, c’est que quand tu n’en peux plus, les gens continuent de te parler. Avant de t’écouter, avant de te regarder, avant d’essayer de te comprendre, ils jugent et ils parlent. Et ça n’aide clairement pas.

Bref, je me suis dit que ça pouvait être sympa de vous faire un petit point des phrases qui m’ont assassinées cette hiver. Celles qui ont participées à me mettre la trombine au fond du gouffre, à me mettre en apnée, à me dire « mais merde, en fait tout est de ma faute, qu’est ce qui ne va pas chez moi ? »

Non, la dame elle n'est pas en apné, elle a une bouteille d'oxygène ELLE
Non, la dame elle n’est pas en apnée, elle a une bouteille d’oxygène ELLE

Alors, allons-y pour le top 263 des supers phrases/conversations/remarques/réflexions classées par « source » (18, ça parait plus digeste que 263 d’affilées):

1. Mon boss :  « Tu ne peux pas reprendre à temps plein tu es sure ? »… « Ok, et bien tu n’as qu’à bâcler un peu, lâcher la qualité, faire du volume et trancher sur ce qui a moins d’importance ! Parce que tu as récupéré les dossiers de Bip (burn out) et Bop (congé mat) , et il va falloir tenir les échéances . D’ailleurs, ne compte surtout pas sur moi pour t’aider, démerde toi pour faire un 150% dans un 50% et de toutes façons vu que tu vas te faire pourrir par les clients qui seront dans la merde à cause de ton temps partiel, tu feras des heures sup non payés donc je peux aller fumer ma clope tranquille mon problème est réglé… t’avais pas qu’à faire de mômes»

2. Ma sage-femme : « Tu sais, la rééducation du périnée demande quand même un minimum de travail personnel, surtout cette méthode là … J’entends bien que tu me dis que tu ne trouves pas le temps de faire les exercices chez toi avec 2 enfants en bas âge, mais il y en a qui y arrivent avec  4, tout est une question de volonté et d’investissement personnel (ou comment aggraver un sentiment de nullité absolue préexistant)

3. L’acupuncteur : « QUOI ??? 30 mois d’allaitement et 18 mois de grossesse en 3 ans, ça va pas la tête ???? »… « je ne comprends même pas pourquoi vous venez si vous ne voulez ni sevrer votre fille ni manger de la viande, et encore je suis bien gentil car le sage en barbichette sur la photo hurlerait d’horreur face à vos pratiques éducationnelles / maternantes et touça. »… « Clairement, c’est de votre faute si vous êtes épuisée, vous ne vous rendez service à personne ! Ni à vos enfants qui ont une maman fatiguée, et surtout pas à votre mari pour lequel vous n’êtes pas disponible ! »  (où comment te pousser à ne plus jamais demander d’aide)

4. La généraliste : « La visite des 9 mois ? mais elle a 10 mois aujourd’hui ! Moi le certificat, je ne le fais pas, fallait prendre RDV avant c’est quand même pas compliqué ! (si, si, je vous assure que ça l’est) » ….  « Vous ne voulez TOUJOURS pas vacciner ? contre la méningite, la gastro, le pneumocoque versus 30 000 souches, la rougeole, la rubéole,  les oreillons, l’hépatite NON PLUS ? pffffff …»…  « Pourquoi vous voulez ce vaccin plutôt que celui là ?l! Quoi il y a moins d’alu ? mais c’est pas grave l’alu ! et puis où vous avez lu ça, sur internet ? pfffff » … « Je vous dis qu’il faut vacciner… Le jour où vos enfants auront une méningite vous ne viendrez pas vous plaindre.… » (et boom, 1-0 balle au centre)

5. Ma Belle Famille : « Mais tu es sure qu’elle est bien en écharpe ? » (nan je la met comme ça pour lui couper la circulation du sang et l’entraîner à ne plus respirer)  « Mais laisse le vivre ton fils ! Tu sais ça ne sert à rien de l’empêcher d’égorger le chat avec une boite de conserve rouillé ! Ni de le priver de chocolat au lait alors qu’il est allergique au lait, viens mon petit cœur d’amour maman elle est méchante ! »… « Tu comprends quand même que notre fils à nous (le père de mes enfants accessoirement) n’est encore qu’un enfant,  NOUS on le connait, et faut que tu arrêtes d’être derrière lui » (même s’il vient de jeter MON fils pour un vol plané de 10 mètres qui a failli finir en tétraplégie ?) …  « Mais enfin ne le prend pas comme ça, tu dramatises tout, et puis arrête de t’énerver aussi » (et sauter d’une fenêtre ? j’ai le droit ?)

6. Ma mère (désolé maman, je t’aime tu sais) « Mais tu as des poils aux jambes ! il faut que tu t’épiles enfin ! Comment veux-tu continuer à plaire à ton chéri si tu te négliges ? l’acupuncteur beau-gosse l’a pourtant dit clairement l’autre jour non ? les hommes et les enfants d’abord ! »

7. Auxilliaire de puériculture de la Crèche : « Nan mais si votre fils est si compliqué, c’est que vous êtes trop fusionnelle avec vos enfants»…  « Et puis vous n’êtes pas assez ferme vous comprenez ! Quand il s’est pris le sapin de Noël dans la tronche parce qu’on avait oublié de le fixer qu’il a tiré sur une branche, il aurait fallu refaire tout le sapin de noël avec lui avant de partir travailler pour qu’il comprenne qu’il fallait réparer ses actes. Au lieu de ça il a pleuré et vous n’avez rien fait »  (si, si, vérifier qu’il ne se soit pas blessé par les boules cassées conn*ss*)

8. Directrice de la crèche : « Effectivement elle est allée beaucoup trop loin. Aussi vous irez allaiter votre fille dans une pièce écartée pour ne pas avoir de liens avec le personnel »…  « Je suis contente de vous voir car je voulais m’assurer que vous comptiez bien diversifier votre fille, vous savez l’allaitement ça ne suffit plus après quelques mois et comme vous êtes excessive…»…  « L’équipe fait vraiment au mieux, d’ailleurs vous savez elles ont très mal pris le fait que vous avez indiqué que le parfum qu’elles utilisaient sur les enfants puait le produit à chiotte et que vous n’en vouliez pas sur vos enfants, il faut se mettre à leur place elles font vraiment au mieux. » (moi aussi je fais vraiment au mieux pour rester CNV, je vous assure)

9. Voisin du dessous (par SMS) : « Mes enfants sont couchés à 20h15 et nous éteignons les lumières à 20h30 afin d’assurer leur bienêtre et leur croissance. Il serait bien que le vôtre arrête de faire du bruit tous les soirs jusqu’à point d’heure (euh, t’es pas de marseille toi ?) car ma fille se relève en disant qu’il y a du bruit en haut (ça lui donne une excuse peut être ? vu qu’elle a 13 ans ?).

10. Voisin du dessous (20h23, mon fils vient de faire tomber un tout petit carton en montant se coucher) : « BOUUUUMMM BENMMMEBAHMPMHIJAMMME » (traduire : je défonce le radiateur pour que tu comprennes que c’est trop bruyant)

11. Voisin du dessous, 21h13 : « merci de mettre de l’eau dans votre fontaine à chat sur votre balcon, elle fait du bruit » (il s’avère que c’était le jaccuzzi de l’autre voisin… pas la même taille de fontaine)

12. Voisins de la copro, halloween et pâques : « ahhh, mais on a juste oublié de vous inviter à la chasse aux bonbons / œufs ! » Il est vrai que votre voisin a une sacrée grande gueule et une place de choix au syndic, et puis les hippies sans poussette c’est une race un peu flippante quand même »

13. Collègue Prout  1  : « M’enfin tu sais, moi ma fille elle ne faisait jamais la sieste, j’en avais tellement marre de n’avoir pas de temps pour moi. Alors je l’ai laissé pleurer, ça a duré 2h39  et après elle a dormi tous les jours pour la sieste sans broncher, alors tu devrais faire ça ! » (nan d’une part je ne maltraite pas mes enfants et j’te raconte pas mon voisin…)

14. Collègue Prout 2 : « Nan mais faut qu’elle apprenne à dormir dans son lit ! Elle te prend pour son doudou, c’est tout ! Tu te fais déjà avoir ! au bout d’un moment faut pas se plaindre si on ne fait rien pour que ça s’arrange»

15. Inconnu Relou : « Quoi vous allaitez encore ? mais vous vous rendez compte que vous ne lui rendez pas service là ! Et puis, au bout d’un moment, on se demande à qui ça fait le plus plaisir, vos seins appartiennent à votre mari, pas à votre fille » (euh, tu ne serais pas pote avec un certain acupuncteur toi ?)

16. Ex Ami 1 : « Quoi, un matelas par terre ??? mais un lit à barreau ça permet quand d’être tranquille et de le laisser dans son lit même s’il n’a pas sommeil ! parce que toi, si tes gosses se lèvent, t’es marron ! »

17. Ex Ami 23 : « ENV ? Comme école nationale vétérinaire Education non violente ? Nan mais tu vas te faire bouffer toi, une bonne fessée ça règle quand même bien des soucis ! Après tu te sens crevée, mais tu te compliques aussi tellement la vie ! »

Voilà un petit condensé de mes petites discussions d’hiver… J’en ai pleins d’autres dans le tiroir, si je remonte à « le début de ma premier grossesse » (car les gens commencent à devenir intrusifs / invasifs / irrespectueux / intolérants  dès que ton ventre passe domaine public tu es enceinte)…

En général, en prime nous les mamans on a le mode « je suis nulle, tout est de ma faute » qui s’enclenche rapidement dès la première réflexion… Et plus on est fatigué, plus ce mode là s’automatise. Même quand on SAIT intérieurement qu’on fait les bons choix, même quand on a plein d’arguments qui arrivent après coup à exposer… on doute, et on se renferme, on continue à faire semblant, à mettre le masque, à mentir « oui tout va bien » « il fait ses nuits depuis sa naissance, quelle chance » « ouiiii, bien sûr qu’il est sevré » « non, je ne lui parle pas en langue des signes celui là »… Et ça n’aide pas !

Donc à toutes ces mamans qui en bavent : nous sommes géniales, parfaites, belles et sans nous le monde s’arrêterait de tourner ! Alors croyons en nous, parce que même si nous ne sommes pas parfaites, on aime inconditionnellement, on aide ces petits gnomes à devenir les adultes de demain, et ça c’est le plus difficile de tous les jobs du monde… ET LE PLUS IMPORTANT !

Et à tous ces gens qui parlent, qui font des petites réflexions, pour aider, pour dire « moi aussi j’ai eu des enfants », parfois juste pour discuter… Prenez le temps de regarder cette maman aux yeux cernés, qui fait trop souvent passer les autres avant elle, et contentez-vous juste de lui faire un sourire plein de lumière et de bienveillance…

Certes, ce petit billet là est plus plein d’humeur que plein d’humour, c’est évidemment bien moins drôle mais je suis sure que ça va parler à beaucoup d’entre vous quand même

Et n’hésitez pas à venir partager aussi… les mots reçus, les mots rendus… ici on prend tout… SANS JUGEMENT et SANS REFLEXION, c’est promis

Share